Environnement. Loi d'urgence agricole : la romancière Agnès Ledig rend sa Légion d'honneur pour protester
La romancière Agnès Ledig, qui est également éleveuse de chèvres dans les Vosges, a indiqué sur Instagram, dans une lettre à Emmanuel Macron qu'elle renonçait à sa légion d'honneur. L'écrivaine proteste contre l'adoption de la loi d'urgence agricole, qui autorise la réintroduction sous conditions de certains pesticides interdits.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 19:03 | mis à jour aujourd’hui à 19:07
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La romancière à succès Agnès Ledig, qui élève des chèvres dans les Vosges, a décidé de renoncer à sa Légion d'honneur dans un geste de protestation à l'égard de la loi d'urgence agricole, qui autorise la réintroduction sous conditions de certains pesticides interdits. « Pour garder mon honneur, je vous rends ma Légion », annonce l'autrice de Juste avant le bonheur, dans une lettre ouverte au président de la République, trois ans après avoir été médaillée.
« Voilà des années que je m'interroge face aux scandales sanitaires, aux catastrophes écologiques, à la faiblesse des décisions politiques devant l'urgence climatique », explique-t-elle dans cette lettre publiée dimanche soir sur sa page Instagram. « La goutte de pesticides de la loi d'urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère, de mon indignation ».
« Le pouvoir semble servir d'autres intérêts plus attirés par l'argent que par le vivant »
Agnès Ledig, qui se présente « en tant que maman de trois enfants, de sage-femme, et de paysanne désormais », s'oppose à la loi adoptée définitivement la semaine dernière par le Parlement, puis soumise par la gauche au Conseil constitutionnel. « Plus de 2 millions d'entre nous ont dit non à la loi Duplomb [...] mais le pouvoir semble servir d'autres intérêts plus attirés par l'argent que par le vivant », dénonce la romancière, qui a ouvert une ferme biologique à Biffontaine, dans les Vosges.
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Agnès Ledig, qui a entamé sa carrière d'écrivaine à la suite du décès de son fils Nathanaël, victime d'une leucémie à l'âge de cinq ans, dit ne pas comprendre « comment un Etat républicain peut accepter que l'on retrouve des centaines de molécules chimiques dans le sang du cordon (ombilical) de ses enfants sans prendre des mesures urgentes et systémiques pour y remédier ». Numéro deux des ventes de livres en France en 2021, derrière Guillaume Musso, Agnès Ledig a été récompensée du prix Maison de la Presse en 2013.