Enseignement : le collectif Mars Attacks! manifeste contre les réformes et réclame la démission de Valérie Glatigny
Une trentaine de personnes se sont rassemblées samedi matin devant l'athénée royal Jean Absil à Etterbeek, à l'appel du collectif d'enseignants Mars Attacks!, pour dénoncer les réformes dans l'enseignement. L'action a accompagné le premier panel de Lab'École, une consultation lancée par la Fédération Wallonie-Bruxelles à laquelle une cinquantaine d'enseignants ont participé.
Les manifestants ont brandi des pancartes et inscrit des slogans à la craie, dont "Tu casses tout, casse-toi" et "L'éducation est un droit".
Le blocus des élèves s'étend : "Il y a des appels pour Namur, Visé et Bruxelles la semaine prochaine"Membre du collectif, Mathieu Hovine, professeur de sciences dans le secondaire inférieur à l'Institut Saint-Dominique à Schaerbeek, reproche au dispositif de contourner les syndicats et d'écarter les préoccupations des enseignants, notamment le décret-programme 2.
Au nom de Mars Attacks!, il réclame un refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la démission de la ministre. "Elle ne nous représente plus. Elle est déconnectée du terrain", a-t-il déclaré.
La ministre de l'Éducation et de l'Enseignement pour adultes Valérie Glatigny (MR), venue ouvrir la rencontre, a invité les manifestants à participer: "Je leur dis: franchissez la porte." Mathieu Hovine rejette cette invitation, craignant que leur participation serve à justifier les décisions prises. Certains des manifestants ont déclaré avoir essayé de s'inscrire, en vain.
Plusieurs écoles liégeoises bloquées par des élèves ce jeudi : des jets de projectiles et des dégradations, la police intervient (photos et vidéos)Lab'École prévoit dix panels jusqu'en décembre, puis un sommet collaboratif le 23 janvier 2027. Les ateliers portent notamment sur les apprentissages, l'intelligence artificielle et la simplification administrative. "L'idée, c'est vraiment de prendre en compte ce qui est dit ici pour le transformer en propositions concrètes", a expliqué la ministre.
Selon son cabinet, 120.000 courriels auraient été envoyés aux personnes ayant communiqué leur adresse et autorisé leur utilisation pour être contactées.
"On va continuer, ce n'est pas près de s'arrêter", a assuré Mathieu Hovine.