« En matière de parfums pour des choux à la crème, il n’y a pas de limite ! » : à Cannes, ce couple réinvente avec brio cette pâtisserie traditionnelle française
Ce pourrait être un sujet tarte à la crème. Mais rien que le nom de l’enseigne, Chou.diste, nous a donné envie d’en faire chou gras dans la presse. Notre péché de gourmandise aussi, on l’avoue, tant les délices sucrés proposés par Benjamin et Léa dans leur nouvelle boutique de la rue Meynadier ont largement conquis notre palais.
Pistache, chocolat, mais aussi vanille-cacahuète, Tropézienne, pèche de vigne, macha framboise, pop-corn, chantilly mascarpone… derrière leur vitrine, alignés telles des soldats de la tentation, ces pâtisseries rondes aux couleurs diverses et variées composent une armée de séduction massive. « En matière de parfums pour des choux à la crème, il n’y a pas de limite ! En dehors de quelques incontournables permanents, je les compose selon les arrivages de saison, et mon humeur du jour », sourit dans sa barbe Benjamin.
Ancien rugbyman, fan de rock métal et fin pâtissier
Un Cannois pur crème, qui « rêvait depuis tout petit d’être pâtissier », même si sa carrure d’ancien rugbyman au look rocker-biker promettait plutôt de brûler des calories. Pas le style chouchou, mais Benji, qui confectionne avec raffinement les siens en écoutant du métal de Rammstein, n’en est pas à un contraste près.
« J’ai pratiqué le rugby à haut niveau en sport-études à Toulon, mais je suis aussi un fou de sucre, un gros gourmand qui attendait toujours le dessert avec impatience lorsqu’on était à table ! », rapporte encore l’ogre barberousse, qui a décroché son CAP au Centre de formation Nérée à Cannes avant de se parfaire dans de prestigieux établissements auprès de maîtres tels que Jacques Chibois, Christophe Michalak au Plaza Athénée ou au Five avec les frères Pourcel. Des étoiles, des paillettes dans l’assiette, mais pourquoi revisiter le traditionnel chou à la crème ?
Des pâtisseries « patriotes » !
« Ah, rien à voir avec une belle histoire familiale derrière car ma grand-mère nous faisait plutôt des gâteaux renversés à l’ananas, rigole celui qui n’a rien d’un tire au… flan, même si c’est son mets préféré. Le chou, c’est un produit que j’aime beaucoup travailler, avec une bonne recette (secrète) de pâte, et des produits 100 % français, beurre, farine, crème, lait (N.D.L.R. : sauf le chocolat)… car je suis fier d’être patriote et de notre artisanat bleu blanc rouge. »
Alexandre Carini / Nice-Matin
Une profession de foi, mais pas de crise de foie. Légers, savoureux, onctueux, les choux se dégustent en petites chouquettes ou format standard (3,50 euros l’unité, 3 euros à partir de six) sans jamais plomber l’estomac. Et pour les amateurs de salé, le jambon-beurre fermier au comté et cornichon, version maxi-éclair, est là pour rassasier la faim au déjeuner.
Après avoir débuté en 2024 avec un atelier dans leur maison du Cannet, et alimenter des restaurants locaux tels que la Maison Bellevue, Le Duplex ou L’atelier Joseph, c’est au pied du Suquet que Benjamin et Léa entendent désormais voir leur Chou.diste prospérer. Comme pour une pièce montée !
Chou.diste, 7 rue Meynadier à Cannes. Tél. : 06 60 43 30 17