En Iran, l'accélération des exécutions depuis le début du conflit avec Israël et les Etats-Unis
La répression vise particulièrement certaines catégories de citoyens, estimées plus influentes contre le régime iranien, notamment les enseignants, les étudiants et les avocats.
Publié le 28/08/2026 13:04
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Depuis le début de la guerre, en février dernier, entre l'Iran d'un côté et Israël et les Etats-Unis de l'autre, la répression contre la population iranienne n'a fait qu'empirer. Les exécutions ont connu une accélération : 500 personnes ont été pendues depuis le début de l'année, dont douze personnes pour espionnage en faveur d'Israël ou des Etats-Unis. Le régime, qui craint une reprise de la protestation, est déterminé à étouffer toute velléité de dissidence.
La République islamique tente d'éliminer une par une les voies capables de mobiliser la société, c'est le constat dressé par le directeur du Centre pour les droits de l'homme en Iran. Le régime cible les groupes de citoyens influents, à l'instar des enseignants. L'ONG basée à New York a publié une liste de 60 noms d'enseignants et de militants syndicaux. Certains ont été interpellés dans la foulée des manifestations de janvier dernier, d'autres des semaines, voire des mois plus tard.
Depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran par les États-Unis, la vague de répression s'est également intensifiée contre les avocats indépendants et les étudiants visés par des arrestations arbitraires et des expulsions. Pour la seule université de Téhéran, 40 étudiants ont été convoqués devant des commissions disciplinaires depuis mars 2026.
Les autorités iraniennes visent non seulement à punir les leaders d'opinion pour leur activisme passé, mais aussi à empêcher qu'un nouveau mouvement de protestation ne prenne forme à l'approche de la rentrée universitaire prévue fin septembre.