EN IMAGES. « Les pilotes ont été responsables et sérieux » : la montée de la Corniche merveilleuse de La Seyne par des bolides historiques a été copieusement arrosée

Si le premier départ a été donné à 9h30 sur une route encore sèche, la suivante a été copieusement arrosée. Des conditions qui ont rendu l’ascension impressionnante, les bolides s’élançant dans des gerbes d’eau, certains pilotes assurant le spectacle avec quelques glissades maîtrisées. Une quinzaine de voitures n’a toutefois pas pris le départ de cette deuxième manche, en raison de pannes électriques (dues à la pluie) ou mécaniques. Le retour du soleil durant l’après-midi a permis aux pilotes de prendre du plaisir durant deux nouvelles montées, et de régaler les spectateurs.

Au volant de sa Lancia Delta, Claude Astore, président du Club Auto Rétro Seynois, organisateur de l’événement, a ouvert les quatre montées de la journée : « La première s’est faite dans des conditions agréables. La seconde sous une pluie persistante, mais tous ceux qui ont roulé ont été responsables et sérieux ; ils ont tous levé le pied pour ne pas risquer l’accident. L’après-midi, la route est restée humide, mais le grip de l’asphalte était très correct, ce qui atteste que la route est dans un parfait état malgré son âge ! »

Durant cette Rétrospective historique, les amoureux de vieilles mécaniques ont été servis. Ils ont pu approcher les voitures lors des vérifications techniques sur l’esplanade Marine. Ils ont pu les observer durant leur parcours de liaison entre le centre-ville et Fabrégas. Entre autres, le public a ainsi pu apprécier le spectacle des Porsche 911, Renault 5 Turbo, Alpine A310 Groupe 5, Talbot Sunbeam Lotus, Jaguar XK12, et autres AC Cobra, Ford Mustang, Audi Quattro, Simca Rallye…

La centaine de propriétaires de bolides historiques inscrits à la Rétrospective historique sont venus de tout le département, voire au-delà. Avec pour motivation de « prendre du plaisir et d’échanger entre passionnés » puisque ce rassemblement n’est pas une course.
La centaine de propriétaires de bolides historiques inscrits à la Rétrospective historique sont venus de tout le département, voire au-delà. Avec pour motivation de « prendre du plaisir et d’échanger entre passionnés » puisque ce rassemblement n’est pas une course.
CAMILLE DODET / Nice Matin
Si compact soit-il, ce prototype est l’un de ceux qui s’est fait le plus remarqué par… son volume sonore. Et pour cause, le véhicule est équipé d’un moteur de moto, en l’occurrence une Suzuki GSX 1300R Hayabusa !
Si compact soit-il, ce prototype est l’un de ceux qui s’est fait le plus remarqué par… son volume sonore. Et pour cause, le véhicule est équipé d’un moteur de moto, en l’occurrence une Suzuki GSX 1300R Hayabusa !
CAMILLE DODET / Nice Matin

Au volant de sa R5 Turbo, le Seynois Michaël Lenormand était « excité avant le départ, comme à chaque fois que je monte dans cette voiture », explique-t-il. Et de raconter la suite : « J’ai fait le début de la première montée au sec, puis la pluie s’est mise à tomber fort et le moteur a pris l’eau. J’ai eu une perte de puissance complète à mi-pente et j’ai dû renoncer aux montées suivantes ». Petite consolation : son fils a pu, lui, effectuer sans difficulté les quatre montées avec sa propre voiture.

Impatient de s’élancer, le Seynois Michaël Lenormand au volant de sa R5 Turbo a toutefois vite déchanté. Son moteur a pris l’eau et le pilote local a renoncer aux trois dernières montées.
Impatient de s’élancer, le Seynois Michaël Lenormand au volant de sa R5 Turbo a toutefois vite déchanté. Son moteur a pris l’eau et le pilote local a renoncer aux trois dernières montées.
CAMILLE DODET / Nice Matin

Les membres de l’organisation affectés à la table de pointage, située à proximité du rond-point de Fabrégas, pointaient les voitures qui s’élançaient toutes les deux ou trois minutes, puis recevaient par radio les informations transmises par le poste de contrôle situé au sommet, qui leur indiquait quand les bolides franchissaient l’arrivée. Un signal qui permettait de donner le feu vert aux voitures en attente. Le tout sous la supervision du directeur de course, l’expérimenté Jean-Luc Brochard.

La table de pointage, au départ : les bénévoles annoncent le départ des véhicules puis attendent le signal d’arrivée donné par radio par des commissaires postés au sommet, avant de donner le feu vert aux voitures en attente.
La table de pointage, au départ : les bénévoles annoncent le départ des véhicules puis attendent le signal d’arrivée donné par radio par des commissaires postés au sommet, avant de donner le feu vert aux voitures en attente.
M.G.

Réfugiés sous des arbres ou des parapluies, les spectateurs étaient peu nombreux dimanche matin en raison des mauvaises conditions météo.

En raison de la pluie, les spectateurs étaient peu nombreux durant la matinée. En revanche, le temps s’éclaircissant par la suite, les amateurs de bolides anciens sont venus en nombre durant l’après-midi. « Tous ont été très corrects, respectant à la lettre les consignes de sécurité », souligne Claude Astore, l’organisateur de l’événement.
En raison de la pluie, les spectateurs étaient peu nombreux durant la matinée. En revanche, le temps s’éclaircissant par la suite, les amateurs de bolides anciens sont venus en nombre durant l’après-midi. « Tous ont été très corrects, respectant à la lettre les consignes de sécurité », souligne Claude Astore, l’organisateur de l’événement.
CAMILLE DODET / Nice Matin

Parmi ceux qui ont bravé les éléments, Guylaine, « venue par curiosité avec (ses) petits-enfants pour les divertir. Ils ont été impressionnés par la vitesse et le bruit des engins. Le seul souci, c’est la pluie, mais on a prévu les bottes et le parapluie ». Le retour des éclaircies durant l’après-midi a amené davantage de monde le long de la corniche.