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    Jul 31, 2026

    En carte, découvrez les enclaves européennes de Ceuta et Melilla en Afrique

    Anne-Laëtitia Béraud

    A.-L.B.

    Publié le 31/07/2026 à 13h11 • Mis à jour le 31/07/2026 à 13h11

    L'essentiel

    • L’Espagne fait face à une nouvelle vague de migrants, ce jeudi, à Ceuta, où plus de 1.500 personnes sont déjà arrivées depuis le Maroc.
    • Avec Melilla, Ceuta représentent deux confettis espagnols encerclés par le Maroc et la mer, qui forment l’unique frontière terrestre entre l’Union européenne et le continent africain.
    • Découvrez notre carte de ces deux micro-territoires, et le dispositif de sécurité surnommé « Valla ».

    Un afflux de migrants en provenance du Maroc est arrivé à Ceuta, enclave espagnole située en Afrique du nord. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez se rend ce vendredi matin sur place, après l’arrivée de plusieurs milliers de personnes ces derniers jours, dont 18 seraient mortes en tentant de la rejoindre à la nage. Il s’agit de l’arrivée de migrants la plus importante depuis mai 2021.

    A l’époque, plus de 10.000 migrants avaient atteint Ceuta depuis le Maroc voisin en deux jours. Le gouvernement espagnol a annoncé que des soldats seraient déployés pour garantir la sécurité sur ce territoire de la côte nord de l’Afrique.

    Garde-fous du continent européen.

    Découvrez Melilla et Ceuta, deux confettis espagnols encerclés par le Maroc et la mer, qui forment l’unique frontière terrestre entre l’Union européenne et le continent africain…

    Théâtre de drames humains et d’un face-à-face géopolitique permanent, ces deux territoires espagnols de 18,5 km² et 12 km² incarnent les tensions du modèle migratoire européen. Présences espagnoles en Afrique du nord depuis le XVe pour Melilla, et le XVIIe siècle pour Ceuta, les deux « villes autonomes » ont changé de statut avec l’entrée de l’Espagne dans l’espace Schengen en 1995. Elles sont alors devenues les garde-fous du continent européen.

    La clôture du poste frontière de Beni Enzar, à proximité de l'enclave espagnole de Melilla, est sécurisée par des barbelés.

    La clôture du poste frontière de Beni Enzar, à proximité de l'enclave espagnole de Melilla, est sécurisée par des barbelés. - Israel Fuguemann/SIPA

    Pour étanchéifier ces quelques kilomètres de frontière terrestre, l’Espagne et l’Union européenne ont financé un lourd dispositif de sécurité, la « Valla ». C’est une barrière de dix mètres de haut, dotée de capteurs thermiques, de détecteurs de mouvement et de caméras à haute définition et radars. Le mur vise à stopper les tentatives d’entrée de migrants originaires d’Afrique subsaharienne et du Maghreb qui voient en ces enclaves le moyen d’entrer sur le sol européen sans avoir à affronter la mer.

    « Refoulements à chaud »

    Ne pouvant passer par les voies légales en raison de la politique stricte des visas, des groupes de migrants tentent régulièrement de coordonner des franchissements massifs pour submerger les forces de sécurité. En réponse, la pratique des « refoulements à chaud » consiste à réexpulser les migrants vers le territoire marocain, sans leur laisser la possibilité de formuler une demande d’asile. La méthode est dénoncée par les ONG de défense des droits humains.

    Notre dossier sur la crise migratoire

    Les migrants qui réussissent à franchir la barrière sont logés dans les centres de séjour temporaire pour étrangers (CETI), où ils se retrouvent souvent bloqués des mois, voire des années. L’Espagne restreint en effet les transferts vers la péninsule ibérique pour éviter de créer un effet d’appel.

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