En Australie, des chercheurs ont créé des cafards cyborgs géants pour pouvoir apporter des premiers soins aux victimes inaccessibles aux secouristes humains

En Australie, des chercheurs ont créé des cafards cyborgs géants pour pouvoir apporter des premiers soins aux victimes inaccessibles aux secouristes humains

Publié aujourd'hui à 18h57

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Pour s'insérer dans des lieux exigus, les chercheurs de deux universités ont conçu un cafard augmenté. En cas de personnes piégées ou pour trouver des survivants lors d'une catastrophe, il pourrait s'avérer utile, à défaut d'être aussi doux qu'un Saint-Bernard.

Si l'Australie n'est pas connue pour ses séismes, elle peut néanmoins faire face à des catastrophes majeures pouvant causer l'effondrement d'infrastructures et a la réputation d'avoir une faune qui ne fait pas les choses à moitié.

Alors pour retrouver des survivants coincés sous les décombres ou explorer des lieux exigus, des chercheurs en biorobotiques de l'université du Queensland se sont associés à des ingénieurs biomédicaux de l'université de Nouvelle-Galles du Sud.

Cette collaboration fructueuse a abouti à la création improbable de cafards cyborgs, sobrement appelés "paraborgs" par leurs créateurs. Ils font la taille de la paume d'une main, précise le Guardian. Comme tout bon cyborg, ils sont contrôlés par de petites électrodes.

Une petite taille et une précision importante

Grâce à leur taille réduite et une mobilité importante, y compris dans des décombres, ils pourraient faire la différence et devenir les "premiers secours" en attendant que les humains ne trouvent des solutions sur le terrain.

Ils appartiennent à l'espèce des Macropanesthia rhinoceros, des cafards géants originaires du nord du Queensland. Une fois attrapés par les chercheurs, les petits insectes sont endormis et équipés d'une petite caméra. Certains spécimens embarquent en outre un kit pour réaliser une injection qui peut être activée à distance.

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En cas de sinisitres, ces cafards cyborgs pourraient donc faire la différence.

"L'amélioration de leur biomécanique naturelle pourrait permettre à ces insectes cyborgs de fournir une aide d'urgence au moment opportun, lorsque l'accès aux personnes piégées par des décombres ou dans des zones remplies de débris est impossible," souligne Thang Vo-Doan, ingénieur biorobotique en Nouvelle-Galle du Sud.

S'ils ne sont pas aussi mignons qu'un Saint-Bernard, les cafards s'avèrent pourtant un partenaire idéal: ils sont particulièrement résistants et peuvent se mouvoir très rapidement.

Lors des tests en laboratoire, qui devaient permettre de s'assurer que les paraborgs étaient efficaces et pouvaient être pilotés à distance, ils ont atteint un taux de 95% de réussite lorsqu'il s'agissait de pratiquer une injection à courte portée - le cafard étant alors positionné à 15 centimètres de sa cible. Quand il s'agissait de cumuler un déplacement un peu plus complexe et un injection, les essais concluants tombaient à 72% de réussite. Ce qui reste très encourageant.

Parmi les défis à relever, le positionnement du cafard cyborg, qui détermine si une injection est possible. Les chercheurs se sont également assurés que ces créatures n'allaient pas mourir après les tests, et c'est le cas: leur mortalité est égale à celle d'un cafard sans électrodes et petite caméra sur le dos.

Thang Vo-Doan est donc optimiste, même si une généralisation reste encore un lointain futur. Il espère ainsi voir émerger les paraborgs dans les dix prochaines années.

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