En admiration devant la basilique Sainte Marie-Madeleine, cet artisan bijoutier à Saint-Maximin crée une médaille à son effigie
« C’est une déclaration d’amour » en forme de médaille. Maximinois depuis 1999, Georges Deuvletian, artisan bijoutier, ne cache pas son admiration pour la basilique Sainte Marie-Madeleine. Il faut dire que l’édifice religieux se trouve à deux cents mètres à vol d’ange de sa boutique - L’atelier Georges D. - située dans la principale artère commerçante du centre historique.
Aussi lorsque les premières rumeurs ont circulé au sujet des célébrations du 250e anniversaire de la consécration de la basilique, Georges D. n’a pas hésité longtemps à se mobiliser pour l’événement. « J’ai eu rapidement envie de fabriquer une médaille commémorative à l’effigie de la basilique. Dès que j’ai eu confirmation que j’avais le droit de le faire, je me suis mis au travail ».
Deux ans après, la médaille, tirée à 250 exemplaires dans sa version en argent, est enfin exposée en vitrine. « On la commercialise seulement depuis aujourd’hui (le mardi 15 septembre, Ndlr) », confie l’artisan bijoutier, tout sourire.
On l’aura deviné : de la première ébauche au modèle final, Georges Deuvletian aura pas mal tâtonné. « Je voulais que la basilique soit reconnaissable au premier coup d’œil. Le premier prototype manquait de relief […] La technique traditionnelle, avec la fabrication d’un moule en silicone à partir d’une matrice gravée sur une pièce d’argent, n’était pas non plus satisfaisante : les détails ne ressortaient pas assez. Finalement, avec mes fondeurs à Lyon et Marseille, on a eu recours à l’impression 3D pour créer le modèle-maître. À partir de là, on a pu fabriquer un moule en plâtre d’une grande précision et, une fois le modèle validé par le père Florian et Françoise Sur, respectivement recteur de la basilique de Saint-Maximin et président de l’association Les Amis de la basilique, lancer la production des 250 exemplaires », résume l’artisan bijoutier.
Une contribution à l’entretien de la basilique
BOUTRIA LUC / BOUTRIA LUC
À voir le visage radieux de Georges Deuvletian, le résultat est visiblement à la hauteur de ses attentes. « Selon l’option choisie - un simple cordon ou une chaîne en argent - la médaille est vendue entre 110 et 150 euros. Sur chaque vente, je reverserai 20 % du montant à l’association Les Amis de la basilique qui finance en partie l’entretien et la restauration de l’édifice, et plus spécifiquement des décorations intérieures. C’est ma façon d’apporter ma pierre à l’édifice », confesse-t-il.
À noter que la médaille est accompagnée d’un certificat d’authenticité sur lequel figure une colombe avec un rameau d’olivier dans le bec. Si le volatile est le symbole bien connu de la paix, c’est aussi le poinçon de maître artisan que s’est choisi Georges D. qui, sans surprise, se déclare « croyant, bien sûr ».