Elon Musk aurait offert 40 millions à Ashley St. Clair pour son silence

Publié9. septembre 2026, 13:13

Elle parle quand mêmeElon Musk aurait offert 40 millions à son ex pour la faire taire

Ashley St. Clair affirme avoir refusé plusieurs millions pour pouvoir témoigner dans le documentaire «Musk», où elle n'est pas tendre avec le milliardaire.

Adrien Iseli

Elon Musk se retrouve une nouvelle fois au cœur d'accusations embarrassantes. Présenté à la Mostra de Venise, le documentaire «Musk» du réalisateur américain Alex Gibney consacre une large place à Ashley St. Clair, ancienne compagne du milliardaire et mère de l'un de ses 14 enfants dont la paternité est connue. Celle qui fut autrefois une influenceuse pro-Trump y raconte notamment les circonstances de sa relation avec le patron de Tesla et de X.

Ashley St. Clair et Elon Musk ont eu un fils en 2024 avant de se séparer. Selon la jeune femme, citée par le «Guardian», l'équipe du milliardaire lui aurait ensuite proposé un versement unique de 40 millions de dollars, auquel se serait ajoutée une pension mensuelle de 100'000 dollars. Une offre conditionnée à la signature d'un accord de confidentialité. Ashley St. Clair affirme avoir refusé de signer, ce qui aurait conduit au retrait de la proposition.

Une «légion d'enfants avant la guerre civile»

L'ancienne compagne d'Elon Musk fait également une révélation pour le moins étonnante dans le documentaire. Le milliardaire lui aurait expliqué par SMS vouloir avoir un enfant avec elle parce qu'il avait besoin d'une «légion d'enfants avant la guerre civile».

Interrogée à Venise pour savoir si son ancien compagnon craignait réellement une guerre civile ou s'il cherchait lui-même à alimenter les tensions, Ashley St. Clair s'en est vivement prise à l'utilisation qu'il fait de X. «Ce qu'il fait avec cette plateforme ne peut pas être ignoré, car il attise des flammes qui n'existent pas dans le monde réel», a-t-elle déclaré.

L'ancienne soutien de Donald Trump, qui dit aujourd'hui regretter son engagement politique passé, accuse Elon Musk de provoquer une «division délibérée» de la société susceptible d'avoir des conséquences catastrophiques si elle n'est pas maîtrisée.

Depuis son rachat de Twitter en 2022, rebaptisé X, Elon Musk utilise régulièrement la plateforme pour défendre ses opinions politiques. Lundi encore, il s'est réjoui du bon résultat du parti allemand d'extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) lors d'élections régionales en Saxe-Anhalt. «Bravo!», a-t-il écrit en réponse à une publication de la coprésidente du parti, Alice Weidel.

Un documentaire tourné pendant trois ans

Réalisateur notamment connu pour ses documentaires consacrés à Enron, Vladimir Poutine ou encore à l'armée américaine, Alex Gibney s'est intéressé pendant trois ans au parcours d'Elon Musk. Le résultat est un film-fleuve de près de quatre heures retraçant son ascension, de ses premières entreprises dans l'informatique jusqu'à son statut d'homme le plus riche du monde, en passant par Tesla, SpaceX et son rapprochement avec le mouvement MAGA.

Elon Musk n'a pas réagi dans l'immédiat aux accusations. Il avait toutefois vivement critiqué le documentaire dès l'annonce du projet en 2023.

Elon Musk n'a pas réagi dans l'immédiat aux accusations. Il avait toutefois vivement critiqué le documentaire dès l'annonce du projet en 2023.IMAGO/NurPhoto

Le réalisateur s'attarde également sur l'obsession d'Elon Musk pour un possible effondrement de la civilisation. Selon lui, celle-ci pourrait notamment trouver ses racines dans l'enfance difficile vécue par l'entrepreneur en Afrique du Sud. «Dans une certaine mesure, il fait aujourd'hui subir ce traumatisme au reste d'entre nous, si je devais psychanalyser la situation», a déclaré Alex Gibney à Venise.

Mais le cinéaste ne voit finalement pas dans le parcours d'Elon Musk une histoire véritablement nouvelle. «Ce que j'ai découvert, c'est que l'histoire de Musk n'était pas celle d'une nouvelle technologie», explique-t-il. Il la compare plutôt à «du vieux vin dans une nouvelle bouteille» et décrit le milliardaire comme un homme ayant bâti une partie de sa richesse et de son pouvoir sur sa capacité à susciter l'enthousiasme des investisseurs et à faire grimper la valeur de ses entreprises.

Elon Musk n'a, pour l'heure, pas répondu aux déclarations d'Ashley St. Clair rapportées dans le documentaire. Il avait toutefois attaqué le projet dès son annonce en 2023, le qualifiant sur X de «hit piece», soit une entreprise destinée selon lui à le discréditer. Alex Gibney lui avait alors répondu en quatre mots: «How would you know?», soit «Comment pouvez-vous le savoir?»

Adrien Iseli

Adrien Iseli (adi) est journaliste au 20 Minutes depuis janvier 2007. Intégré au pôle pilotage, il gère la homepage de 20 Minutes.

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