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    Jul 21, 2026

    Elle travaillait sans relâche pour une diplomate : elle a découvert que sa patronne lui volait tous ses salaires

    l'essentiel Elle avait recruté une dame comme employée de maison, mais à peine son salaire versé, elle le lui récupérait. Une diplomate a été condamnée par la justice genevoise, elle écope de quinze mois de prison avec sursis pour "usure".

    Elle a tout quitté, et elle s'est retrouvée dans un enfer. Une femme de cinquante ans ne percevait aucun salaire de son employeuse, une diplomate d'un pays de l'ouest de l'Afrique qui habitait à Genève, en Suisse. Cette dernière a finalement été condamnée par la justice genevoise, selon nos confrères de 20 Minutes. 

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    L'histoire commence en 2014, lorsqu'une diplomate recrute une femme dans son pays natal comme employée de maison. Cette dernière, âgée d'une cinquantaine d'années, est divorcée, sans ressources, et ne sait ni lire ni écrire. Sur son contrat, il est écrit noir sur blanc qu'elle touchera un salaire de 1 300 francs par mois, pour une semaine de 40,5 heures. Le reste est classique, elle dispose par exemple de quatre semaines de vacances. 

    Pourtant, quand elle arrive en Suisse, la réalité est toute autre. Elle est soumise à un rythme de travail sept jours sur sept, et découvre qu'elle doit en plus de cela s'occuper de l'un des enfants de sa patronne, une adolescente atteinte d'un autisme sévère et sujette à des crises de violence. Pas vraiment ce qui avait été conclu. Le pire dans tout ça, elle n'a jamais vu la couleur d'un quelconque salaire, excepté un paiement de 3 000 francs. 

    "Aider à économiser"

    C'est lorsque l'employée procède à l'ouverture d'un compte bancaire qu'elle se rend compte de la supercherie : sa patronne en avait ouvert un à son nom et le gérait entièrement. Ce n'est qu'une fois avoir démissionné, fin 2015, qu'elle apprend que son employeuse versait les 1 300 francs mensuels sur le compte en question, puis les retirait. Au total, ce sont treize retraits qui ont été effectués par la diplomate, pour un montant de 16 500 francs. 

    Au cours de ses auditions devant la justice, les déclarations mensongères de la prévenue n'ont pas arrêté. Elle a notamment laissé entendre qu'elle gérait le compte de son employée "de manière à l'aider à économiser", et que les horaires de travail étaient faits de façon "volontaire" le soir et le week-end de la part de celle qui était considérée comme "une grand-mère adorée". 

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    Finalement, l'employée a réussi à se faire restituer 13 000 francs grâce à une médiation, avant de porter plainte contre son ex-patronne pour usure et traite d'êtres humains. La diplomate a vu sa condamnation de 2023 confirmée par le Tribunal fédéral, dans une décision datée du 1er juin. La justice a confirmé sa peine de quinze mois de prison avec sursis pour "usure".

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