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  • 2026-07-22 05:41:38 +0000 UTC

    Jul 22, 2026

    Éliminé par un futur champion du monde comme 3 autres avant lui et le 3e bilan de l'histoire : quelle trace laissera Rudi Garcia chez les Diables ?

    À l'heure de faire le bilan de Rudi Garcia, un élément, périphérique, saute aux yeux : la succession de Roberto Martinez n'est pas une mince affaire. Avec 20 matchs dirigés, pour 24 à son prédécesseur Domenico Tedesco, le Français sera resté moins longtemps que l'Allemand.

    Il est le sélectionneur au mandat le plus court, si on admet l'idée que Georges Leekens et Guy Thys ont eu deux vies de sélectionneur et la deuxième a été moins longue que la première : (29 matchs puis 19 pour Leekens ; 101 rencontres puis 13 pour Thys).

    Mais Garcia, comme Martinez, Marc Wilmots et Thys avant lui, peut faire valoir un quart de finale de Coupe du monde, et ce n'est pas rien. Ses trois prédécesseurs ont ajouté au moins un quart de finale d'Euro – Thys a été finaliste de l'Euro 80 – ce qui rend leur bilan plus complet encore alors que Raymond Goethals avait atteint les demi-finales de l'Euro 1972, mais une sortie de groupes à la Coupe du monde 1970.

    Garcia dans le Top 3
    Garcia dans le Top 3 ©IPM Graphics / Didier Lorge

    Troisième derrière Martinez et Wilmots

    Les époques ne sont pas les mêmes, et personne ne sait comment le destin de la Belgique aurait pu s'écrire à la Coupe du monde 1990 sans la reprise de Platt (Angleterre – Belgique 1-0) ou quelle aurait été la fin de l'histoire si Eiji Kawashima, en 2018 (Belgique – Japon 3-2), et Mory Diaw, en 2026 (Belgique – Sénégal 3-2), avaient eu une meilleure lecture de la trajectoire d'un ballon aérien.

    On ne le saura jamais, c'est très bien comme ça pour les deux derniers exemples, et cela éclaire d'une autre lumière le passage de Garcia, qui aura entamé puis fermé son histoire avec la Belgique sur une défaite. Le point commun est l'Espagne : c'est à Murcie qu'il a perdu contre l'Ukraine (3-1) en barrage aller de la Ligue des nations ; c'est contre la Roja, à Los Angeles, qu'il a été sorti du Mondial (2-1).

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    Entre ces deux revers, il a gagné 12 matchs et partagé l'enjeu à 6 reprises, ce qui l'installe à la troisième place du classement des sélectionneurs ayant dirigé au moins 20 matchs, derrière Martinez et Wilmots, au nombre de points pris par match. La trace laissée n'est pas anodine et elle installe tout de même un sélectionneur dans le temps, et dans l'histoire.

    Une opposition à relativiser mais 6 nuls

    Vient ensuite l'éternel débat, pour nuancer les chiffres bruts : la lecture d'un bilan de sélectionneur dépend-elle du potentiel mis à sa disposition ou de son management et de son sens tactique ?

    C'est un peu des deux, certainement, et il est difficile de se départir de l'idée que la génération dorée a pu aider l'un ou l'autre sélectionneur. Il faut aussi se rappeler de l'épopée de 1986, au Mexique, débutée à l'envers pour finir sur la Grand-Place. Et cette légende populaire : ce sont les joueurs qui ont pris les choses en mains et Thys a accompagné le mouvement.

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    Un bilan dépend aussi de l'opposition. Et c'est sans doute une réserve sur le bilan de Garcia, qui n'aura pas affronté des nations du top 10 mondial en match officiel, à l'exception de l'Espagne. Il n'est pas responsable du calendrier, mais il est responsable du résultat final.

    Éliminé par le champion du monde, comme Martinez, Waseige et Thys

    Et, à ce titre, les cinq matchs nuls contre la Macédoine du Nord (1-1 puis 0-0) et le Kazakhstan (1-1) en qualifications puis contre l'Égypte (1-1) et l'Iran (0-0) en phase de poules du Mondial ont pu être des éléments qui ont joué contre lui quand Vincent Mannaert a poussé sa réflexion.

    Domenico Tedesco a longtemps vécu sur son succès en Allemagne (2-3), dès le deuxième match, certes amical ; Martinez a pu surfer sur la vague de la magnifique Coupe du monde 2018 pour étirer l'espoir jusqu'en novembre 2022 et le fiasco du Qatar ; Wilmots a profité de la dynamique qu'il a amenée, malgré les critiques, pour résister à un mouvement de fond jusqu'à l'inéluctable.

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    Garcia, lui, n'a pas pu surfer sur une vague quelconque, sinon celle de son succès contre les États-Unis (4-1) en huitièmes de finale. Et qu'il est tombé contre le futur champion du monde, comme Martinez (France 2018), Robert Waseige (Brésil 2002) et Thys (Argentine 1986) avant lui.

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