Elena Rybakina sacrée pour la première fois à New York en triomphant d'Aryna Sabalenka en finale

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Pour ce dix-huitième affrontement entre les deux meilleures joueuses du monde sur dur, qui se connaissent évidemment par coeur et se retrouvaient pour la quatrième fois cette saison, le ton a été donné d'entrée de première manche, Rybakina se montrant très vite en confiance sur son revers, un coup que la Kazakhstanaise a utilisé sans relâche pour prendre de vitesse Sabalenka et contrer la puissance adverse.

Constamment en retard, la Biélorusse se retrouvait en danger très tôt, avec trois balles de break à sauver à 1-1, sauvées avec deux coups droits gagnants et un smash imparable. Mais bien trop nerveuse, la double tenante du titre voyait la sanction tomber sur sa mise en jeu suivante sur une double faute. Les nerfs à vif, très expressive, elle envoyait une balle voler dans le ciel de New York et semblait se battre de nouveau avec ses démons intérieur.

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Une aubaine pour Rybakina, pas malheureuse de réussir à empocher cette première manche malgré une inconstance rarissime sur son service, avec seulement 27% de première balle sur l'ensemble de ce premier set. Même fébrile au moment de conclure, avec une double faute et aucune première, Sabalenka était tellement à côté de son sujet que tout réussissait à Rybakina, qui basculait en tête en remportant sept des huit premières balles qu'elle a réussi à trouver (88%) et 68% de deuxieme, le tout sans avoir eu la moindre balle de break à sauver. Un miracle en finale de Grand Chelem !

Le public voyait bien que l'affaire pouvait être bien plus expéditive que prévue et choisissait clairement son camp, poussant Sabalenka à son retour des vestiaires. Malgré une tension encore palpable, la double tenante du titre tenait bon, sauvant une balle de break à 1-1 et s'accrochant coûte que coûte, dans une deuxième manche plus équilibrée.

Rybakina retrouvait (un peu) plus de régularité au service (61% de première) et Sabalenka de son côté était moins généreuse en retour, avec des prises de risque récompensées et un niveau de jeu qui s'en ressentait nettement. La Biélorusse semblait être passée devant une occasion en or en vendengeant deux balles de set à 5-4 sur le service de Rybakina, avec deux fautes qui aurait pu l'enfoncer et la faire craquer dans la foulée. Au bord du gouffre mais habitée par une rage terrible après chaque point remporté, elle poussait Rybakina dans ses retranchements et la piégeait juste avant le tie-break, avec un énorme retour en revers sur sa troisième balle de set, dans une fin de deuxième manche bien plus engagée et plaisante que la première.

Cette finale prenait donc une toute autre tournure et le premier jeu du troisième set était déjà extrêmement disputé, avec une mise en jeu très compliquée à tenir pour Sabalenka, bien aidée par un retour de revers manqué par Rybakina sur sa balle de break. Mais le répit était de courte durée, la Kazakhstanaise revenant à la charge juste après, poussant cette fois-ci Sabalenka à la faute en coup droit empocher le break.

Avec son calme de tous les instants et une maîtrise des émotions diamétralement opposée à celle de Sabalenka, Rybakina portait le coup de grâce sans attendre en s'offrant un deuxième break à la volée et ainsi servir pour aller chercher un premier sacre à New York. Malgré deux double faute, elle concluait cette drôle de finale d'un douzième et dernier ace (85% de points gagnés derrière sa première balle sur l'ensemble du match) après 2h21 de jeu. La célébration était comme à son habitude très mesurée, quand Sabalenka en balançait sa raquette.