Élections au Québec : opération charme des agriculteurs
Publié à 2 h 13 UTC+8.
Transports : QS ressusciterait un projet de voies réservées à Québec
Dans la capitale nationale, Québec solidaire souhaite implanter des voies réservées au transport collectif dans l'accotement de tronçons routiers existants pour mieux desservir les banlieues.

Étienne Grandmont, député sortant et candidat solidaire dans Taschereau, en compagnie des deux co-porte-parole Ruba Ghazal et Sol Zanetti (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Un projet de voies réservées sur près de 100 km de route avait été largué par la CAQ en 2025. L’initiative, évaluée à près de 850 millions de dollars en 2021, devait permettre d’ajouter plus de 100 kilomètres de voies réservées au transport en commun le long d’artères provinciales et municipales de Québec, notamment sur les autoroutes Henri-IV, Robert-Bourassa, Laurentienne et Félix-Leclerc.
Si on veut diminuer la congestion, il ne faut pas augmenter le nombre de voies d'autoroute dans la région ou en créer des nouvelles, il faut déplacer le plus grand nombre de gens possible, dans le moins grand nombre de véhicules possible, croit Étienne Grandmont, député sortant et candidat dans Taschereau.
Sans dévoiler le montant précis du projet, QS irait puiser les sommes dans son engagement d'ajouter 23 milliards $ au Plan québécois des infrastructures pour le transport collectif à partir de 2027.
Lisez l'article complet.
Publié à 1 h 23 UTC+8.
Souveraineté : le refus de se positionner de Fréchette est « étonnant », selon Ghazal
Le refus de Christine Fréchette de dire si elle est, ou non, en faveur de l'indépendance du Québec continue de faire couler de l'encre jeudi, après qu'elle eut affirmé que sa position personnelle sur le sujet n'avait pas d'importance.
Aux yeux de la co-porte-parole de Québec solidaire, la position floue qu'entretient la cheffe caquiste est à tout le moins étonnante, si ce n'est carrément incohérente.
La CAQ est un parti fédéraliste, ç'a toujours été un parti fédéraliste. Mme Fréchette est la cheffe de la CAQ. Donc, je ne sais pas comment elle concilie sa position avec celle de son parti.
Mme Ghazal s'est par ailleurs placée en contradiction avec Christine Fréchette, affirmant qu'il est important de dire si on veut que la nation québécoise devienne un pays indépendant ou pas.
Qu'elle ne soit pas capable de dire qu'elle est fédéraliste – puisque c'est ce qu'elle est, puisque son parti l'est –, c'est quand même étonnant.
Publié à 1 h 05 UTC+8.
Charles Milliard, pro-TGV, constate « l’hostilité » du milieu agricole envers le projet
Le chef du PLQ, Charles Milliard, ne s'est pas défilé ce matin devant l'UPA en affirmant qu'il appuyait le concept de TGV Toronto-Québec malgré l'opposition que le projet génère parmi les membres du syndicat, au PQ et au PCQ.
Sur Alto, j'ai exprimé à plusieurs reprises que j'étais favorable au concept de train à grande vitesse, alors je ne vais pas, parce que je suis devant une foule peut-être plus hostile sur ce projet-là, changer d'idée, a-t-il dit d'entrée de jeu. Je pense que vous voulez que les politiciens vous disent la vraie chose.
M. Milliard a notamment fait valoir que le Canada était le seul pays du G7 à ne pas avoir de TGV. Je pense que c'est un outil de développement économique important, a-t-il dit.
L'aspirant premier ministre, cela dit, s'est dit conscient que les terres arables ne représentent que 1,8 % du territoire québécois. Il a, de ce fait, reconnu les inquiétudes du monde agricole et demandé une modification de tracé, invitant Alto à aiguiser son crayon et à envisager des ajustements pour minimiser l'impact sur les terres et ainsi mieux répondre aux craintes des producteurs.
Publié à 0 h 50 UTC+8.
QS est favorable à un TGV fait « de façon intelligente »
Québec solidaire est catégorique : c'est possible de protéger les terres agricoles tout en construisant un TGV entre Ottawa et Québec.
La co-porte-parole du parti a été questionnée sur le sujet alors qu'elle était en point de presse à Longueuil jeudi. Elle doit y rencontrer en après-midi, comme ses adversaires, le conseil de l'UPA, qui s'oppose au projet d'Alto initié par Ottawa.
On a toujours été clairs : on a un retard historique au Québec en lien avec le transport en commun [...] pour atteindre la modernité comme partout dans les grandes villes, a-t-elle indiqué.
Maintenant, il faut faire les choses de façon intelligente. [...] Il y a moyen de nous assurer de protéger nos terres agricoles le plus possible et de rattraper notre retard en transport en commun. Comme ça se fait ailleurs, a-t-elle avancé, citant en exemple la France.
Mme Ghazal entend demeurer à l'écoute des doléances de l'UPA, dont les inquiétudes sont tout à fait légitimes. Elle s'est ainsi inquiétée de l'enclavement des terres agricoles, en s'interrogeant sur le refus d'Alto de mettre en place des traverses.
Publié à 0 h 43 UTC+8.
Souveraineté : Fréchette est probablement plus pour le « oui », selon Milliard
Charles Milliard pense que si Christine Fréchette refuse de dire si elle est en faveur de l'indépendance du Québec, c'est probablement parce qu'elle est pour.
Le chef libéral s'est prononcé sur la question ce matin à l'invitation des journalistes, qui souhaitaient avoir son opinion sur les propos tenus plus tôt dans la journée par la première ministre sortante et cheffe caquiste selon lesquelles sa position personnelle sur la souveraineté n'avait pas d'importance. Vous savez bien que, si elle ne répond pas, c'est parce qu'elle voterait davantage oui, a-t-il suggéré.
M. Milliard a également estimé en point de presse que le personnel, en politique, ça n'existe pas. Je ne peux pas penser à un sujet plus public que la question de l'avenir du Québec, a-t-il dit. Selon lui, il est honteux que son adversaire ne souhaite pas répondre à cette question qui, selon lui, constitue le jeu de base en politique québécoise.
La position de Mme Fréchette, par ailleurs, entretient la confusion sur une question qu'il considère comme un dilemme manichéen. Sur le bulletin de vote d'un éventuel référendum, il n'y a pas de "louvoiement" ou "je ne sais pas" ou "préfère ne pas répondre". C'est oui ou non, a-t-il rappelé.
Publié à 0 h 20 UTC+8.
SUR LE TERRAIN | À la ferme, de René Lévesque à Paul St-Pierre Plamondon
Entre Québec et Montréal, jeudi, Paul St-Pierre Plamondon s'est arrêté à Manseau, dans la circonscription de Nicolet-Bécancour pour y faire une annonce en matière d'agriculture, plus précisément à la Ferme Valpierre.
Le propriétaire, Guy St-Pierre, est aussi maire de la municipalité du Centre-du-Québec d'environ 850 habitants, où il a grandi. Vous êtes le deuxième chef du Parti québécois à être venu à Manseau, a-t-il lancé à son invité dès son arrivée.
Je suis le deuxième chef après qui?, a demandé le chef péquiste. René Lévesque, a aussitôt répondu le propriétaire des lieux.

Paul St-Pierre Plamondon s'est arrêté à Manseau pour y faire une annonce en matière d'agriculture.
Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin
C'est René Lévesque qui était passé durant le référendum de 1980, a-t-il expliqué. Il était venu visiter ce qui était à l'époque une coopérative où étaient produites des tomates en serres, un projet communautaire.
Du premier chef au dixième chef, c'est comme [boucler] la boucle!, a estimé celui qui dirige la formation indépendantiste depuis 2020.
Dans tous les cas, je ne pense pas rencontrer le vingtième, a rétorqué Guy St-Pierre à la blague, avant de nous emmener faire le tour de sa ferme laitière, dans laquelle se trouvent 85 vaches.
C'est le type d'exploitation agricole à laquelle le PQ veut aujourd'hui donner de l'oxygène, notamment en pérennisant le remboursement de la tarification carbone instauré par le gouvernement de la CAQ, mais de façon temporaire.
Publié à 0 h 17 UTC+8.
QS veut des lunchs universels pour les enfants
On est rendus à près d'un enfant sur trois qui vont à l'école le ventre vide en 2026. C'est inacceptable.
De passage à Longueuil, jeudi, la co-porte-parole de Québec solidaire a promis de remédier à une situation qui lui fait mal au cœur en fournissant un lunch à tous les enfants du Québec qui fréquentent l'école publique et qui le veulent bien.
Le parti évalue le coût de cette mesure volontaire à 480 millions de dollars par année. Ça se fait ailleurs, ça se fait en France notamment, ça commence à se faire aussi à Nouvelle-Écosse. Donc, c'est possible, a plaidé Mme Ghazal.
C'est un projet de société, de nourrir nos enfants pour assurer leur réussite. Mais c'est aussi un projet de société d'utiliser les produits du Québec, a-t-elle ajouté, spécifiant que QS compte faire appel aux producteurs locaux pour garnir les assiettes des enfants de produits frais.
Selon Mme Ghazal, cette mesure est aussi une façon d'alléger le fardeau des parents qui doivent composer avec l'augmentation importante du coût de la vie ces dernières années, notamment celui des aliments.
Publié à 0 h 02 UTC+8.
Un gouvernement majoritaire pour « tenir chacune des promesses qu’on prend », déclare PSPP
J'aimerais pouvoir démontrer qu'en politique, on peut prendre des promesses réfléchies et ensuite, toutes les tenir, a confié Paul St-Pierre Plamondon en point de presse.
J'aimerai pouvoir tenir chacune des promesses qu'on prend. On a bien travaillé, il n'y a rien qu'on sort sur un coin de table. Et un gouvernement majoritaire permet ça.
Pour ce faire, le chef péquiste est conscient qu’il devra rassembler et convaincre les indécis. Depuis le début de la campagne, les sondages montrent qu'environ la moitié des Québécois sondés n’ont toujours pas décidé qui mériterait leur vote.
On peut faire mieux que ce qu'on a vu sous la CAQ. On vous jure qu'on peut le faire mieux. Donnez-nous ce mandat-là, s'il vous plaît, a plaidé Paul St-Pierre Plamondon, qui promet de tout faire pour mettre en œuvre ses engagements électoraux même dans un gouvernement minoritaire. Sinon, pourquoi on est en politique?