Edimbourg et Glasgow, duel culture et nature !

Quatre étapes pour découvrir deux visages de l'Écosse



Rédigé par Jean-François RUST le Samedi 29 Août 2026 à 08:00


Édimbourg et Glasgow dévoilent deux visions complémentaires de l'Écosse - Photo : J.-F.R.

Édimbourg et Glasgow dévoilent deux visions complémentaires de l'Écosse - Photo : J.-F.R.

Costa Rica

Depuis les rives de la Leith, à Edimbourg, des escaliers grimpent dans le quartier proche de Murrayfield (et son fameux stade de rugby) vers deux bâtisses où s’abrite le musée d’art moderne, gratuit pour les collections permanentes.

Dans la première, Modern One, le second étage est réservé aux stars du pop art, du cubisme, des nabis…

Il balaie tous les styles des XXe et du début du XXIe siècle On peut ainsi y admirer des Picasso, Cézanne (« Baigneurs »), Magritte, Derain, un tableau du tapissier Jean Lurçat, des œuvres du génial performer Bruce Mc Lean et du coloriste John Duncan Fergusson, tous deux écossais, ou encore des photographes américains Diane Arbus et Robert Mapplethorpe.

De l’autre côté d’un jardin artistique et de la route, Modern Two, un ancien orphelinat, reçoit des œuvres contemporaines léguées par un Ecossais (dont une étonnante reproduction de Vulcain dans le café, haute de plusieurs mètres) et des expositions temporaires de grande qualité.

The Burrell Collection

A Glasgow, voilà sans doute la plus importante collection d’art issue d’un legs privé d’Ecosse.

Sir William Burrell, industriel glasvégien, a fait fortune dans la construction navale et a passé sa vie à réunir des œuvres.

Plus de 10 000, dit-on. Sa passion éclectique l’a conduit à posséder des peintures impressionnistes, des céramiques, des sculptures, des objets antiques… Tous plus brillants les uns que les autres.

A sa mort, en 1958, il en fit don à sa ville, qui les présente depuis les années 1980 dans ce musée rénové et design, posé au sud de la rivière Clyde, dans le Pollock Park.

Apaisé par cet environnement de nature, le public est invité à découvrir des statuettes asiatiques, des céramiques chinoises et iraniennes remarquables et une superbe série de tableaux impressionnistes de Degas, Manet, Courbet (splendide « Charité à Ornans »), Pissaro, Renoir, Corot, Daumier… ainsi que des sculptures de Rodin et de Camille Claudel.

S’il est un seul musée à voir à Glasgow, c’est celui-ci !

Leith Valley

C’est une drôle d’impression que l’on ressent en arpentant les rives de cette vallée urbaine d’Edimbourg. Enfin… urbaine.

Il faut parfois se pincer pour y croire, tant cette balade piétonne le long de ce petit fleuve côtier ressemble plutôt à une plongée campagnarde. Un tunnel de végétation.

Un sentier de rive humide et ombragé. Ici ou là, des hérons. Le bruit de la ville qui s’estompe… Impossible de se croire à Edimbourg.

Seuls des ponts, de temps à autre, obligent le randonneur à s’extraire du lit pour retrouver immeubles et trafic automobile, et le persuader qu’il est bien dans la capitale écossaise.

Depuis le quartier de Haymarket, on peut ainsi marcher 5 miles (8 km) jusqu’à l’embouchure, sur le Firth of Forth. La coulée verte traverse Dean Village, reconverti en quartier bobo, livre des maisonnettes à jardinets pieds dans l’eau, découvre le quartier résidentiel trendy de Stockbridge, longe le Royal Botanic Garden et s’achève à Leith, l’ancien quartier portuaire réhabilité.

Une respiration inédite.

Kelvingrove Park

On vient pour visiter l’immense Kelvingrove Art Gallery and Museum et puis on y reste pour profiter de la verdure du parc qui le borde.

Car oui, Kelvingrove Park est un peu le poumon vert de Glasgow, au plus près du centre-ville. En tout cas, c’est celui, indiscutable, de West End, quartier des arts et de l’université.

Sur plus de 30 ha, cet espace traversé par la rivière Kelvin, affluent de la Clyde, offre ses grands arbres, ses pelouses et ses allées ombragées aux promeneurs et aux joggeurs.

Les enfants adorent titiller les écureuils gris, peu farouches, qui hantent ce parc. Très fréquenté, le Kelvingrove Park est aussi le « campus vert » des étudiants de l’université voisine, qui n’ont qu’à descendre de leurs doctes salles de cours pour venir s’alanguir sur l’herbe, aux beaux jours.

Fin septembre, le parc accueille Big Feed, sur la Kelvin Way. Un évènement musical et culinaire, avec concerts et offre de street food.


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