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  • 2026-08-06 17:01:00 +0000 UTC

    Aug 06, 2026

    Économie. Qui pour reprendre Duralex ? Le sauveur de Tupperware et un entrepreneur stéphanois sur les rangs

    Cédric Meston, repreneur de l’enseigne Tupperware, et l’entreprise Carlesimo, située à Saint-Étienne (Loire), ont déposé ce jeudi des offres de reprise de Duralex. Récupéré en société coopérative et participative (Scop) par les salariés de l’entreprise, le verrier 100 % made in France reste confronté à la hausse du coût de l’énergie.

    Boris Ivanoff -

    Aujourd’hui à 19:01

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    Duralex n’en finit pas d’être sauvé de la casse. Cédric Meston, repreneur avec succès des boîtes en plastique Tupperware et Carlesimo, holding située à Saint-Étienne (Loire) et spécialisée dans le rachat de sites industriels en difficulté, ont confirmé, ce jeudi auprès du groupe EBRA (dont fait partie notre journal), avoir chacun déposé une offre de reprise du verrier français qui emploie désormais 243 salariés dans le Loiret. Le contenu de ces deux offres est désormais entre les mains du tribunal de commerce d’Orléans, qui devrait rendre sa décision le 17 septembre prochain. Les verres réputés incassables - créés en 1945 - ont connu, le 1er juin dernier, leur cinquième placement en redressement judiciaire en l’espace de 20 ans. Une procédure qui intervient alors que le verrier implanté à La Chapelle-Saint-Mesmin avait été repris par 60 % de ses salariés sous forme de Scop (société coopérative et participative) en juillet 2024.

    Duralex avait alors bénéficié d’un soutien de six millions d’euros de la part d’Orléans Métropole, d’une garantie bancaire de trois millions d’euros de la part de l’État et surtout d’une levée de fonds publics s’élevant à sept millions d’euros en novembre 2025. Les quelque 20 000 particuliers ayant contribué à ce fonds ne pourront sans doute pas retrouver leur mise si l’entreprise devait être placée en liquidation judiciaire. « Si l’activité dégringole, il est possible de tout perdre », avait averti François Marcanio, directeur général de Duralex, remercié début 2026. Une cagnotte, dont le montant récolté n’a pas été communiqué, a par ailleurs été lancée au début de cette année.

    « Une reprise sous-financée »

    « Les difficultés de Duralex sont avant tout celles d’une reprise chroniquement sous-financée », commente la Confédération générale des Scop. La crise énergétique et la forte hausse du prix du gaz entre 2021 et 2023 auraient eu des conséquences à long terme sur la production du verrier 100 % made in France. En novembre 2022 (avant la reprise par les salariés), Duralex avait dû arrêter son four et avait sollicité l’État pour obtenir un prêt garanti d’un montant de 15 millions d’euros. D’après la Confédération générale des Scop, ce sont 25 millions d’euros qu’il faudrait aujourd’hui à Duralex pour « moderniser durablement son outil de production et dépendre moins du gaz ». La surcapacité structurelle du verrier : 90 millions de verres produits chaque année, pour un volume annuel de ventes de l’ordre de 60 millions selon les derniers chiffres du groupe, expliquerait aussi les difficultés de Duralex.

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