Le président du gouvernement tessinois Claudio Zali démissionne après un scandale
Le conseiller d'Etat de la Lega et président du gouvernement tessinois Claudio Zali a annoncé mercredi sa démission pour la fin septembre. Enlisé dans un scandale, l'élu était poussé à quitter son poste depuis la semaine dernière. Cette décision est rare en politique suisse.
Le président du gouvernement tessinois Claudio Zali (Lega) était sous pression après la diffusion de propos qui lui sont attribués et qui appellent à la violence contre une femme.
Mardi, lors d'une longue réunion avec la direction de son mouvement, il a exposé son point de vue concernant les révélations de la presse tessinoise après la diffusion, le 21 juillet sur Instagram, de l'enregistrement d'une conversation durant laquelle il répond à une amie victime d'une harceleuse en lui disant: "Tabasse-la comme je l'ai déjà fait moi-même."
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Des propos que le président du gouvernement cantonal a minimisé devant son parti, expliquant qu'il s'agissait uniquement d'un "laisser aller verbal".
Violation de la séparation des pouvoirs?
Cette affaire s'ajoute à celle déjà examinée par la justice, l'accusant de violation de la séparation des pouvoirs. Claudio Zali est intervenu dans le cas d'un mineur, un jeune homme de 14 ans, fils d'une amie, arrêté pour avoir participé à une violente action punitive contre un autre adolescent et incarcéré à la prison luganaise de la Farera.
A ce propos, le politicien a assuré devant son parti n'avoir commis "aucune irrégularité". Une enquête a cependant été ouverte par le Ministère public tessinois.
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Un "choix difficile", selon la Lega
Dans un communiqué, la Lega "prend acte" de la démission annoncée mercredi par son ministre dans une lettre à la radio régionale Radio Ticino.
"Il s'agit d'un choix difficile et douloureux, pris afin de protéger les institutions, le Mouvement et la possibilité d'aborder sereinement les enquêtes en cours", écrit-elle, précisant que cette décision "ne préjuge en rien d'un éventuel jugement sur le plan judiciaire".
Le Conseil d'Etat tessinois avait déjà retiré provisoirement la direction de la Justice et de la Police à Claudio Zali. Hormis la Lega, tous les partis cantonaux demandaient sa démission ou sa suspension.
lan/iar avec ats