Du Sahel au Soudan, les raisons de la rupture entre Alger et Abou Dhabi
Diplomatie.
Après des années de tensions et les mises en garde répétées des autorités algériennes, ces dernières ont décidé de rompre leurs relations avec les Émirats arabes unis. L’Algérie a longtemps accusé l’État du Golfe d’ingérence dans ce qu’elle considère comme son pré carré, notamment dans la région du Sahel.
“Du Darfour au Mali, les réseaux liés à Abou Dhabi aux portes de l’Algérie”. Le titre choisi par le site d’information algérien Twala est sans équivoque quant aux raisons qui ont conduit à la rupture des relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis (EAU).
Ce 10 septembre, Alger a estimé que les EAU avaient franchi “les limites de l’acceptable” et, après avoir annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques, décidé de fermer son espace aérien aux avions émiratis ainsi qu’à tout appareil en provenance ou à destination des Émirats.
Le Niger, point de non-retour
Même si les autorités algériennes n’expliquent pas ouvertement les dessous de cette décision, Twala, dans son analyse, considère que la tentative de coup d’État raté au Niger, à la fin du mois d’août, a fini par porter le coup de grâce.
Pourtant, aucun document, pas même les accusations de Niamey contre la France et ses alliés, n’évoque clairement les Émirats dans cet épisode. Mais le média indépendant suggère que le rapprochement entre Alger et Niamey, notamment à travers le renouvellement par le Niger du permis de forer accordé à Sipex, filiale internationale de Sonatrach (géant algérien du gaz et du pétrole), déplaît à certaines puissances.
Dans son analyse des raisons qui ont poussé Alger à bouder les Émirats
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