Dressmaker : vous ne le savez pas encore, mais votre nouvelle obsession c'est de devenir couturière
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Et c'est reparti pour un jeu réconfortant (marre de l'appellation cozy games) qui vous demande la minutie d'un atelier artisanal avec Dressmaker, la curiosité du moment sur PC qui n'affiche pas moins de 30 000 joueurs quotidiens. Façonné par le studio Cozy Lives, ce simulateur de couture pousse le sens du détail jusqu'à la découpe dans le biais et l'ajustement millimétré du tissu sur des mannequins.
La scène indépendante n'en finit plus d'explorer les métiers manuels pour alimenter la mode des simulations, de la culture de légumes sur de petits lopins de terre bucoliques aux ateliers de bricolage de précision (et on n'oublie pas le boss PowerWash Simulator 2). Mais là où la majorité des productions se contentent de survoler leur sujet, Dressmaker fait le choix d'une fidélité technique presque désarmante. Sous son enrobage pastel et ses airs de conte illustré, le titre prend le parti de respecter la complexité du travail de couturier/couturière sans pour autant rebuter les néophytes.
Une (presque) simulation de couturière
N'y connaissant rien en couture (si ce n'est la terrible aptitude à raccommoder caleçons et chaussettes venant d'une longue vie en internat), je me fie donc aux commentaires des utilisateurs, au communiqué de presse officiel du jeu et à l'avis éclairé de ma chère moitié pour faire un état des lieux. La plupart des joueurs relèvent le refus du compromis paresseux. Dressmaker décompose méthodiquement les étapes réelles d'un atelier de confection. L'aventure débute par la prise de mensurations de la clientèle (poitrine, taille, hanches (sans arrière pensée bande de pervers)), qui impose ensuite d'ajuster manuellement les formes du mannequin de bois pour s'assurer que le vêtement tombera droit une fois épinglé. L'exigence se poursuit sur la table de coupe : le jeu oblige à respecter le droit-fil et à orienter les pièces dans le biais pour garantir la tenue finale des étoffes. À cette précision s'ajoute une touche de gestion budgétaire où l'on additionne les métrages nécessaires selon les textures (coton, mousseline, soie...), histoire de nous forcer à jongler avec nos maigres deniers pour s'offrir quelques précieux rubans sans faire exploser le devis du client.
5 images
Pour autant, ne comptez pas trouver là une simulation ultra rébarbative. Si le jeu semble avoir l'envie d'enseigner le jargon et les contraintes physiques du textile, il intègre quelques facilités salvatrices pour gommer les lourdeurs du réel. Le découd-vite virtuel permet d'extraire une pièce mal assemblée d'un simple clic sans avoir à trancher chaque point un par un et un système d'annulation pardonne les faux coups de ciseaux sans ruiner un rouleau de taffetas à cinquante balles. Articulée autour d'un mode scénarisé où l'on tisse des liens avec les habitants au fil des commandes de créations et de retouches, la boucle de gameplay laisse également le champ libre à la création de pièces de prêt-à-porter de votre confection.
Dressmaker est disponible sur Steam au tarif de 15,47€ (13,92€ en ce moment pour fêter le lancement).
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