"Drag Race France": qui de Sublyme, Azemylia, Daisy Superbitch et Lana Cotta a remporté la finale de la saison 4?

Drag Race France, saison 4. - Drag Race France
La finale de Drag Race saison 4, diffusée ce jeudi 27 août, a opposé les quatre drag queens lors de plusieurs épreuves de lip-syncs.
Lana Cotta a été sacrée reine de France (du drag) au terme de la finale de Drag Race saison 4, diffusée ce jeudi 27 août. L'ultime épisode, constitué de cinq lipsyncs dont un affrontement final pour la couronne, a également réuni Sublyme, Azemylia et Daisy Superbitch.
Si l'émission a été diffusée à 23h30 en direct sur France 2 et france.tv, elle avait été tournée une semaine plus tôt au Grand Rex en présence de plusieurs milliers de spectateurs. Deux scénarios de fin ont été enregistrés pour que le nom de la gagnante soit gardé secret jusqu'à la diffusion. Son couronnement a été réalisé lors d'une viewing party organisée par la production au Palais de Tokyo, en présence de toutes les finalistes.
Quatre candidates, une seule couronne
Comment qualifier autrement Sublyme qu'en parlant de fashion queen? Figure du drag parisien depuis treize ans, Sublyme, 31 ans, a passé huit ans comme costumière et habilleuse au Moulin Rouge avant de monter sur scène. Au fil de la compétition, elle s'est ainsi démarquée par de très beaux runways, avec des tenues souvent inspirées du music-hall. Sa réserve et sa timidité ont aussi pu lui faire défaut dans les défis de comédie - bien que son interprétation touchante et comique de Ribéry à l'épisode du Snatch Game a marqué la saison. Drag Race France n'a pas été sa première apparition à l'écran: elle a déjà été aperçue dans la toute première saison d'Emily in Paris.
Azemylia marque par ses chorégraphies et sa présence scénique. Native du Nord-Pas-de-Calais, la drag queen de 27 ans a paradoxalement lancé sa carrière à l'autre bout du pays, sur la Côte d'Azur, avant de poser ses valises à Paris. Fille drag de l'inoubliable Ginger Bitch, figure marquante de la saison 2 de l'émission, elle pioche du côté des icônes des années 2000, des poupées Bratz et du clan Kardashian auquel elle a (beaucoup) fait référence tout au long de la saison. Parfois, à son désavantage.
Benjamine du casting, Lana Cotta a impressionné le jury tout au long de la saison. À seulement 22 ans, elle s'est affirmée dans un drag burlesque - rendant autant hommage aux idoles rock de son père comme Elvis Presley et Johnny Hallyday qu'à celles de son enfance comme Diam's. Des performances qu'elle présente aussi lors de performances sur plusieurs scènes européennes. Son nom mêle ses origines italiennes et son admiration pour Lana Del Rey.
Daisy Superbitch serait-elle l'une des queens les plus hilarantes de la saison? La queen de 33 ans cultive un humour camp et provoc' - en témoigne son inoubliable sketch avec une chaise pendant le talent show. Elle a ainsi quitté sa Normandie natale pour rejoindre Bruxelles où elle vit depuis quatorze ans et pratique au sein de l'institution belge Cabaret Mademoiselle. Son style pioche dans le cinéma, la pop culture et le cabaret.
La baguette d'or
Cette saison a intégré la "baguette d'or", une nouvelle mécanique permettant à la dernière candidate éliminée de remettre cet objet précieux à une concurrente encore en compétition de son choix. Sa détentrice pouvait, lors de l'émission suivante, sauver l'une des trois reines en bas du classement - ou se sauver elle-même si elle figurait parmi elles.
Un concept également présent dans les autres franchises - qui a conduit les candidates à nouer des alliances, à créer des tensions... voire à susciter des trahisons. Et qui a été remis en question par certains téléspectateurs - trouvant des éliminations injustifiées.
Quid des prochaines saisons?
Si cette saison a réalisé de très bonnes audiences rassemblant en moyenne entre 750.000 et 850.000 spectateurs (en comptant les audiences numériques), l'avenir de Drag Race France reste, quant à lui, incertain en plein contexte de coupes budgétaires à France Télévisions. L'existence même de l'émission a été contestée par le rapporteur et député (UDR) Charles Alloncle lors des auditions de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
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Interrogée en conférence de presse sur les futures saisons, Alexandra Redde-Amiel a botté en touche, d'après 20minutes, déclarant simplement: "on verra ce que nous réservera l’avenir".
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