"Douche froide" pour les éleveurs américains: ils dénoncent une "trahison" après la baisse des droits de douane sur le boeuf décidée par Donald Trump

"Douche froide" pour les éleveurs américains: ils dénoncent une "trahison" après la baisse des droits de douane sur le boeuf décidée par Donald Trump

Publié aujourd'hui à 13h47

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Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes après être descendu d'Air Force One à son retour à la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 19 juillet 2026.

Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes après être descendu d'Air Force One à son retour à la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 19 juillet 2026. - Photo par MANDEL NGAN / AFP

Le président américain a décidé de faciliter les importations de viande de boeuf pour tenter d'en faire baisser les prix avant les élections de mi-mandat. Déjà fragilisés par la sécheresse et des hausses de coûts, les éleveurs et des élus républicains ne décolèrent pas.

C'est la consternation dans les rangs des éleveurs bovins aux États-Unis. Contrairement à ses promesses de privilégier la production "Made in USA", Donald Trump a annoncé la suspension temporaire des taxes sur l'importation de 300.000 tonnes de viande de boeuf. Cela fait suite à plusieurs mesures facilitant les importations de ce produit de grande consommation, notamment depuis le Brésil, le Mexique et l'Argentine.

"Nous voulons faire baisser les prix du boeuf, donc nous allons les baisser un peu, c'est ce que les gens veulent. C'est ce que les électeurs veulent", a dit vendredi le président américain, alors que le thème de la vie chère devrait être au centre des débats des prochaines élections de mi-mandat.

Les prix de cette viande se sont envolés depuis la pandémie de Covid-19. Sur les douze derniers mois, ils ont encore grimpé de 10%, une hausse qui reflète à la fois une baisse de l'offre, une hausse des coûts des éleveurs et l'effet de la sécheresse dans les principales régions productrices.

La diminution des taxes constitue une "douche froide pour l'objectif d'augmenter le cheptel américain", a dénoncé Colin Woodall, patron de l'Association nationale des éleveurs de boeuf, dénonçant dans un communiqué une décision "qui sacrifie une stabilité de long terme pour de la communication de court terme."

L'inflation au coeur des débats à l'approche des élections

Deb Fischer, sénatrice républicaine du Nebraska (centre), s'est dite "extrêmement déçue de cette décision de la Maison Blanche". "Inonder le marché avec du boeuf étranger va faire du mal à nos élevages et affaiblir la solution de long terme: augmenter le cheptel américain pour atteindre le niveau de la demande", a-t-elle ajouté. Sur X, le compte de Meriwether Farms, une exploitation bovine du Wyoming, dénonce même une "trahison".

Le coût de la vie est l'une des principales préoccupations des électeurs à l'approche de législatives très importantes en novembre, et l'opposition démocrate martèle que Donald Trump, avec ses droits de douane à tout-va et sa guerre contre l'Iran, est le principal responsable de la vie chère.

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Dans le détail, les taxes sur l'importation de 300.000 tonnes de boeuf destinées à être vendues hachées vont être suspendues dans les 90 prochains jours, a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social. Donald Trump a affirmé que la viande importée serait vendue "à un prix inférieur de 25% aux prix actuellement pratiqués sur le marché". Vendredi, la valeur des contrats à terme sur le bétail vif n'a toutefois baissé que d'1,9% à la bourse de Chicago, en restant à un niveau nettement supérieur à celui observé en janvier 225, lors du retour à la Maison Blanche du président américain.