Donald Trump veut faire tomber la journaliste Kristen Welker
Société
Le président des États-Unis, irrité par le travail de la journaliste de la chaîne NBC, souhaite la signaler à l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle américaine.
La journaliste Kristen Welker quelques minutes avant le dernier débat entre Donald Trump et Joe Biden avant la présidentielle de 2020. Photo Justin Sullivan / Getty Images via AFP
Par Télérama, avec AFP
Publié le 30 août 2026 à 18h18
C’est un nouveau coup de griffe envers les journalistes et la presse américaine. Mécontent de la couverture médiatique des candidats qu’il soutient en vue des élections de mi-mandat, Donald Trump a annoncé dimanche vouloir signaler à l’autorité américaine des communications (FCC) une journaliste de la chaîne NBC.
« Kristen Welker, l’impopulaire “animatrice” de l’émission jadis prestigieuse “Meet the Press”, désormais qualifiée de “Meet the Fake Press”, vient d’affirmer que Donald Trump a obtenu des “résultats mitigés” concernant ses soutiens aux candidats », a écrit le locataire de la Maison-Blanche sur son réseau Truth Social. « En raison de cette inexactitude délibérée, elle sera signalée à la FCC pour blâme ou sanction », a-t-il ajouté.
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Cette nouvelle attaque s’inscrit dans l’offensive menée par Donald Trump contre les médias qu’il juge excessivement critiques. Le président des États-Unis a poursuivi en justice plusieurs journaux. Et son administration, du Pentagone au FBI, multiplie les restrictions et tentatives d’intimidation à l’égard des journalistes. Elle s’appuie notamment sur la Commission fédérale des communications, une agence du gouvernement réglementant de nombreuses chaînes télévisées et dirigée par Brendan Carr, un proche de Donald Trump.
Résistance des groupes de presse
Ces initiatives se heurtent toutefois à une résistance croissante des groupes de presse et des grands réseaux audiovisuels. Plusieurs d’entre eux ont engagé des poursuites contre la FCC, estimant que ces pressions constituent des représailles politiques contraires au Premier Amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression.
Les relations entre Donald Trump et Kristen Welker avaient déjà été marquées par plusieurs passes d’armes publiques. Début juin, le président américain avait abruptement écourté une interview accordée à la journaliste après un échange tendu, dans lequel il s’était agacé de plusieurs questions de la présentatrice, notamment sur l’Iran.
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