Donald Trump trouve "ridicule" la proposition d'Ursula von der Leyen de faire du Canada le "premier membre associé" de l'UE, "s'ils le font, ce serait un acte hostile"

l'essentiel Donald Trump a vertement réagi à la prise de position de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui veut que le Canada devienne le "premier membre associé" de l'Union européenne, dans un discours devant le Premier ministre canadien Mark Carney.

Donald Trump a refait des siennes en menaçant de rompre les échanges commerciaux avec l'Union européenne en réaction à son projet de faire du Canada le premier pays membre associé de l'UE.

"Je trouve cela ridicule", a déclaré le président américain aux journalistes lorsqu'il a été interrogé sur la proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "S'ils font cela, si j'estime qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l'Europe".

\ud83d\udea8 HOLY CRAP! Donald Trump just said if Canada becomes an associate member of the European Union, he might consider it a "HOSTILE ACT" and could enact tariffs or stop trading OUTRIGHT with Europe

TRUMP: "Canada has been a TERRIBLE partner." \ud83d\udd25

This DOES sound like a hostile…

— Eric Daugherty (@EricLDaugh) September 16, 2026

Pour rappel, Ursula von der Leyen a proposé ce mercredi 16 septembre que le Canada, qui veut se rapprocher de l'Europe, devienne le "premier membre associé" de l'Union européenne, dans un discours devant le Premier ministre canadien Mark Carney.

"Nous voulons élever les relations avec le Canada au plus haut niveau possible (...) Je voudrais donc œuvrer avec vous à la possibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l'UE", a-t-elle déclaré à Mark Carney, invité au Parlement européen à Strasbourg pour son discours annuel de rentrée. À l'annonce de cette proposition, les eurodéputés se sont levés pour applaudir longuement Mark Carney.

Ottawa et Bruxelles doivent "bâtir" un "avenir commun"

Ce dernier, premier chef de gouvernement étranger à assister à ce "discours sur l'état de l'Union", doit prendre la parole ce jeudi devant le Parlement européen. Le Canada, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis de Donald Trump, cherche de nouveaux partenaires. De son côté, l'Europe, dont les relations avec Washington sont tout aussi houleuses, cherche également des appuis à sa stratégie de rééquilibrage entre les deux super-puissances, Chine et États-Unis.

"Nous voyons le monde avec les mêmes yeux : de l’IA au changement climatique, de l’Arctique à la géopolitique", a souligné madame von der Leyen, appelant Ottawa et Bruxelles à "bâtir" un "avenir commun".

Dear @MarkJCarney we want to bring the relationship with Canada to the highest level possible.

I would like to work with you on opening the door for Canada to being the first associate member of the EU.

And create a common prosperity and economic security space. pic.twitter.com/GqIjGBz6aY

— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) September 16, 2026

Le Canada et l'UE sont déjà des partenaires économiques grâce à un accord commercial, qui a permis une hausse de plus de 75 % de leurs échanges "en moins d'une décennie", selon Ursula von der Leyen. Mais, il est "urgent de réinventer nos partenariats", a-t-elle ajouté.

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Mark Carney avait évoqué de son côté une "alliance unique" des deux côtés de l'Atlantique. Le statut de membre associé n'est pas juridiquement défini par les traités de l'UE. Mais l'Allemagne a récemment proposé que l'Ukraine en bénéficie. Berlin avait alors suggéré que Kiev puisse assister à certaines réunions ministérielles ou sommets de l'UE, sans toutefois disposer d'un droit de vote.