Dolby Vision, FLAC et multizone : Laser dévoile son premier lecteur 4K UHD, presque parfait sur le papier

L’australien Laser met en précommande son premier lecteur Blu-ray 4K UHD, le BLU-BD4K-384, à 499,95 dollars australiens (environ 310 euros), avec Dolby Vision et lecture multizone des Blu-ray et DVD. Sa sortie est prévue le 30 novembre 2026.

Le Blu-ray est-il mort ? Pas encore. Laser, une marque australienne fondée à Sydney en 1987 et spécialisée dans l’électronique à petit prix, a mis en précommande fin septembre son tout premier lecteur Blu-ray 4K UHD.

Le BLU-BD4K-384 est affiché à 499,95 dollars australiens, soit environ 310 euros, pour une sortie prévue le 30 novembre 2026. Il lit les Blu-ray et DVD du monde entier, ce qui en fait un appareil rare pour ceux qui achètent des disques à l’étranger.

Laser arrive sur ce marché au moment où les grands noms le quittent. Oppo, Samsung et LG ont tous abandonné les lecteurs Blu-ray Ultra HD. De son côté, Sony ferme déjà son usine de production de Blu-ray pour la PlayStation. Et sur ordinateur, lire un Blu-ray Ultra HD est devenu compliqué.

Côté image, le lecteur affiche les disques 4K UHD jusqu’en 2160p et gère le HDR10 et le Dolby Vision.

Le BLU-BD4K-384 lit aussi les Blu-ray, DVD et CD audio. Il accepte les fichiers FLAC, un format audio compressé sans perte de qualité, et décode le Dolby TrueHD et le DTS-HD, les pistes son haut de gamme des Blu-ray. Un port USB en façade lit vidéos, musique et photos depuis une clé ou un disque formaté en FAT16, FAT32 ou NTFS, les systèmes de fichiers les plus courants sous Windows.

Des Blu-ray du monde entier dans un seul lecteur

Laser mise surtout sur la lecture multizone. Les Blu-ray et les DVD sont verrouillés par zone géographique : un Blu-ray américain (zone A) ne se lance pas sur un lecteur européen (zone B). Le BLU-BD4K-384 ignore ce verrou pour les deux formats. Les disques 4K UHD, eux, n’ont quasiment jamais de zone.

Pour les collectionneurs, ça change beaucoup. Certaines éditions ne sortent qu’aux États-Unis ou au Japon, et il faut d’habitude un lecteur dézoné ou un second appareil pour les regarder. Laser présente d’ailleurs son lecteur comme le moyen de réunir imports, coffrets et films préférés dans une seule installation (le discours commercial est rodé, mais il tient sur ce point). Des modes PAL, NTSC et automatique gèrent en plus les différences de standard vidéo entre pays.

Un petit prix qui se paie sur la fiche technique

Pour tenir ce tarif, Laser fait l’impasse sur le HDR10+, le format HDR concurrent au Dolby Vision poussé par Samsung. Le lecteur n’a qu’une sortie HDMI 2.0, se connecte à Internet uniquement par câble Ethernet et se contente d’un port USB 2.0. En analogique, il ne propose qu’une sortie stéréo, et la fiche officielle ne mentionne pas le Dolby Atmos.

Le compte X HD MOVIE SOURCE, qui classe clairement l’appareil dans l’entrée de gamme, doutait aussi de la lecture des vidéos x264 et x265, deux encodeurs très utilisés pour les fichiers vidéo. Pourtant, la fiche de Laser liste le H.264 et le HEVC, les formats produits par ces encodeurs, parmi les vidéos lisibles en USB.

À environ 310 euros, le BLU-BD4K-384 vient concurrencer les lecteurs d’entrée de gamme de Panasonic, dont les prix viennent d’augmenter. Comme il est multizone et que son alimentation accepte de 100 à 240 volts, il peut s’importer depuis l’Australie avec un simple adaptateur de prise, frais de port et de douane en plus. Pour le moment, Laser n’a encore annoncé ni date ni prix pour l’Europe.