Dimitri Lavalée : "Je m'étais fait la promesse de revenir au Standard"
Il y a bientôt dix ans, Dimitri Lavalée a signé son premier contrat professionnel, pour le Standard. Via quelques détours, il est de retour chez les Rouches, avec un bagage différent de celui qu'il avait, à l'âge de 19 ans. "Ce que je dirais au gamin que j'étais, à l'époque ?, demande-t-il. Vis ton rêve à fond." Cela tombe bien, il a quelques rêves dans un coin de la tête avec le Standard.
Le retour au Standard
Les choses ont été assez rapides pour formaliser le retour de Dimitri Lavalée en bord de Meuse. "Le discours direct de Marc (Wilmots, le directeur sportif) et le projet présenté étaient intéressants. J'avais déjà été approché l'été passé, mais cela ne s'était pas concrétisé puisque j'étais encore sous contrat (à Sturm Graz)."
Mercato : le Standard en passe de recruter Sylvester JasperLibre après son aventure autrichienne, et avec une situation liégeoise qui paraît plus stable, l'enjeu était différent pour formaliser un retour, là où tout a commencé. Pour le Liégeois, repasser par la case Standard était d'ailleurs une évidence : "Quand j'ai quitté le club (en 2020, pour rejoindre Mayence), je m'étais fait la promesse, ou en tout cas j'avais le souhait, de revenir au club. J'avais eu un goût d'inachevé."
Pour autant, il n'est pas question d'un esprit de revanche. "Les choses ont été faites comme elles se sont faites." Un retour là où tout a débuté peut être un piège, l'histoire l'a montré, mais le défenseur central ne s'en occupe pas trop : "Ça passe ou ça casse, il y a forcément un peu plus de pression, mais je suis surtout là pour aider le club à retrouver sa place."
Son ambition avec le Standard
Dimitri Lavalée avait donc quitté la maison rouche avec une petite pointe de déception. "Formé au club, j'aurais espéré jouer un maximum de matchs en équipe A (NdlR : il en avait joué 8 en 2019-20), devenir capitaine de l'équipe comme j'ai pu l'être chez les jeunes. Je n'ai pas pu réaliser ce rêve, mais je pourrai peut-être le réaliser désormais."
Ça y est, Grejohn Kyei va enfin quitter le StandardDerrière l'ambition individuelle, ou avant celle-ci, se présente une ambition collective : "Gagner un trophée en étant actif dans le groupe vainqueur (NdlR : il a été sur le banc lors de trois matchs de la campagne victorieuse pour la Coupe de Belgique 2018) serait sans doute mon plus grand rêve", assure Lavalée.
Avant de réaliser cette ambition ultime, il y a des bases à installer et un statut à redorer : "On doit avoir pour objectif de finir le plus haut possible, sans se donner de limite, mais avec lucidité par rapport aux écarts qu'il peut y avoir avec le Club Bruges, l'Union SG ou d'autres. Dans l'absolu, le Standard doit jouer l'Europe chaque saison, et cela peut commencer avec la Conference League."
Son état physique
Victime d'une rupture des ligaments croisés du genou en fin d'année passée, Lavalée est proche d'un retour complet. Il a joué 30 minutes à Dunkerque il y a deux semaines, une heure contre Seraing la semaine passée et espère pouvoir jouer 70-75 minutes contre une D3 allemande, ce samedi, au lendemain d'un match amical contre Bielefeld ce vendredi.
Transfert de René Mitongo à Trabzonspor : un échec sportif mais une bonne affaire pour le Standard"Pendant les deux ou trois premières semaines, je faisais 70-80 % des entraînements, avec un travail complémentaire. Depuis deux semaines, je m'entraîne à 100 %, sans réaction ni douleur", complète le défenseur, qui veut voir "au jour le jour" mais assure : "Je dois retrouver mes sensations avec le ballon, le positionnement."
Une grave blessure, et une si longue absence, suppose parfois un creux dans le processus de retour. Il y est préparé : "S'il doit y avoir un creux, je ferai en sorte qu'il soit le plus court possible."
Son rôle dans le vestiaire
Dimitri Lavalée fêtera ses 30 ans l'année prochaine. Du Standard au Standard, il est passé par Mayence, St-Trond, Malines et Sturm Graz, où il sera resté le plus longtemps, avec deux titres de champion d'Autriche à la clé et la possibilité de disputer des matchs de Ligue des champions.
Son expérience, dans le vestiaire, sera utile, encore plus en raison de son passé liégeois et des "obligations" que suggère le blason : "Le Standard n'est pas un club tremplin, il a des valeurs, qu'il faut défendre. Quand j'étais plus jeune, des gars comme Jean-François (Gillet), Poco (Sébastien Pocognoli), Regi (Goreux) ou Mehdi (Carcela) rappelaient l'importance du maillot. C'est ça aussi qu'il faut amener aux nouveaux, pour leur faire prendre conscience d'où ils sont."
Sur le plan tactique, l'affaire est assez claire : il est prévu qu'il occupe le poste de défenseur central, dans une défense à quatre ou à cinq. "À Sturm Graz, j'ai aussi dépanné comme arrière latéral et dans le milieu."
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.