Deuxième débat de la primaire de la gauche : vives tensions entre Glucksmann et Faure, LFI au cœur des divisions

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Lors du second débat de la primaire de la gauche, jeudi soir, sur France 2 et France Inter, les cinq candidats ont mis en avant leurs divisions en particulier sur la question de LFI.

Les candidats à la primaire du Parti socialiste (PS) et du parti de centre gauche Place Publique (PP) en vue de l’élection présidentielle française de 2027 — de gauche à droite : Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj — posent avant le début d’un débat diffusé en direct sur la chaîne de télévision publique France 2 et la station de radio publique France Inter, à la Maison de la Radio et de la Musique (siège de Radio France), à Paris, le 1er octobre 2026.
Les candidats à la primaire du Parti socialiste (PS) et du parti de centre gauche Place Publique (PP) en vue de l’élection présidentielle française de 2027 — de gauche à droite : Olivier Faure, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj — posent avant le début d’un débat diffusé en direct sur la chaîne de télévision publique France 2 et la station de radio publique France Inter, à la Maison de la Radio et de la Musique (siège de Radio France), à Paris, le 1er octobre 2026. (Julien de Rosa/AFP)

Les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate se sont de nouveau divisés, ce jeudi soir, autour de La France insoumise, avec un affrontement de plus en plus intense entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure, lors d’un deuxième débat télévisé.

Après un premier débat il y a une semaine sur LCI, l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann, le patron du PS Olivier Faure, l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal, les députés PS Jérôme Guedj et de la gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel se sont affrontés une nouvelle fois, pendant plus de deux heures sur France 2 et France Inter.

Le risque est d’abord « celui d’une victoire du Rassemblement national »

Interrogé sur une éventuelle alliance avec la gauche radicale, le patron des socialistes Olivier Faure s’est agacé de « l’éléphant dans la pièce » que serait selon lui Jean-Luc Mélenchon. « J’ai du mal à comprendre pourquoi à chaque débat entre nous le vainqueur par contumace ce devrait être » le leader insoumis, a-t-il déploré en rappelant que le risque était d’abord celui d’une victoire du Rassemblement national en 2027, et qu’il y aura peut-être un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

« Tu es habité par l’esprit de défaite », lui a répliqué Raphaël Glucksmann, pour qui la clarté sur les alliances est essentielle. Le prochain président de la République ne pourra pas « jouer à une alliance avec ceux qui surfent sur des fièvres identitaires », a-t-il affirmé alors que son principal rival plaide pour un rassemblement de la gauche aux législatives.

« Moi je veux gagner cette élection pour être élu président de la République », a insisté Raphaël Glucksmann. « Moi aussi », a répondu Olivier Faure. « Je ne crois pas », a cinglé l’eurodéputé. « Tu mets toute la gauche dans la panade », a lancé aussi le député Jérôme Guedj à Olivier Faure, en faisant « la danse du ventre » devant LFI.

La question du « génocide » à Gaza

Le premier secrétaire du PS a lui rappelé avoir « repris le parti quand il était dans la poussière, et que tous les éléphants l’avaient déserté », affirmant être « le seul à pouvoir rassembler l’ensemble des forces de gauche ». « Si on veut rompre avec la politique actuelle, on ne s’entoure pas de gens qui ont participé à celle-ci », a-t-il lancé, dans une pique à Raphaël Glucksmann, qui compte d’anciens macronistes dans son entourage.

Un peu plus tôt, ils s’étaient déjà écharpés sur l’emploi du mot « génocide » pour qualifier les actions meurtrières de l’armée israélienne à Gaza.

« Je ne comprends pas pourquoi on n’utilise pas les bons mots », a affirmé Olivier Faure, alors que Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj refusent de l’employer. « Ce que tu fais est obscène », s’est indigné Raphaël Glucksmann.

Ségolène Royal, qui avait violemment attaqué ce dernier lors du premier débat à ce sujet, a dit cette fois comprendre « ceux qui ne veulent pas utiliser le mot génocide » mais souligné qu'« aujourd’hui en Israël, il y a des ministres qui affirment vouloir un génocide » à Gaza.

Bardella « disqualifié »

En matière économique, Raphaël Glucksmann s’était auparavant retrouvé en difficulté sur sa proposition de baisse de la CSG sur les salaires, critiquée par les autres candidats.

Mais ils se sont tous retrouvés pour estimer que le patron du RN Jordan Bardella, accusé d’antisémitisme par le journal Mediapart, était désormais « disqualifié ».

De même, ils ont condamné les violences en marge des mouvements lycéens, mais ont aussi déploré celles commises par certains policiers. Ils ont parallèlement refusé « le piège » consistant à focaliser les critiques sur LFI, accusée par le gouvernement et la droite d’attiser les débordements.

L’un des cinq sera désigné par les militants, les 9 - 10 et 16 - 17 octobre, candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle.

Le premier débat sur LCI a été suivi par 709 000 téléspectateurs en moyenne.

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