Deux remontadas, trois victoires : Anderlecht fait le plein de confiance avant le PAOK
Deux matchs à domicile. Deux remontadas. Que ce soit contre Hammarby ou les Loups, elles coûtent de l'énergie mentale et physique, mais – plus important encore – elles fédèrent un groupe et ravivent la flamme dans un stade. Les plus pessimistes diront que ces trois points auront été chers, surtout vu le contexte européen qui habite tous les couloirs d'Anderlecht, et que face à une RAAL combative et réduite à dix, certes, la tâche n'aurait jamais dû être si ardue. En revanche, difficile pour les éternels optimistes d'ignorer les bienfaits d'un tel succès.
Avant l'ouverture du score d'Isah, tout n'avait d'ailleurs pas été noir pour les Mauves. S'ils se sont heurtés au fameux mur des 30 minutes, cher aux marathoniens comme Maamar qui comptent en kilomètres, les hommes de Bruno ont offert un spectacle plus qu'encourageant, fruit de leur engagement, de vraies combinaisons et de la complicité des avants. Le summum technique ? Ce bel extérieur du pied d'Ambros que Cvetkovic, pourtant en feu, aurait dû fructifier. Saliba, Augustinsson ou Nga Kana auraient aussi dû faire mieux. Le produit de Neerpede était à ce moment-là loin de savoir qu'il deviendrait un des héros de la soirée.
Après que Visser a décidé de ne pas siffler penalty quand Okou a touché un ballon envoyé par Biancone du bras (malgré le visionnage de l'action sur l'écran du Var), il a d'abord eu besoin que la RAAL frappe en premier. Contre le cours du jeu mais sans doute comme Still l'aurait voulu et prévu, Isah a profité d'un contre pour se présenter seul face à Coosemans. Héros en Grèce, le gardien n'a rien pu faire cette fois. De quoi gâcher la rentrée du RSCA dans cette nouvelle classe de Pro League à 18 où les points en phase classique comptent… en quelque sorte, double maintenant ?
Sur le toit du stade puis au fond des filets
Les Loups ont résisté, confiants, pendant cinq minutes, le temps qu'Ito soit justement sanctionné de sa seconde carte jaune. Est alors venu le moment de gloire de Nga Kana. Brillamment servi par Maamar, l'adolescent a fixé Peano et fait exploser le stade. Dans le but de rafler toute la mise, comme son équipe se le devait, Bruno a lancé toutes ses armes dans l'arène : Sikan, N'Diaye, le nouveau Antman, Bertaccini et le tout jeune Ojea. C'est finalement des pieds du quatrième que la délivrance est venue. Lui qui, quelques minutes avant d'envoyer le ballon au fond des filets, l'avait sauvagement presque propulsé sur le toit du stade au grand regret des supporters.
Au bon endroit, au bon moment, Bertaccini a lancé sa saison et sa campagne de revanche, alors que le flou demeure autour de son avenir. Surtout, il permet à Bruno de poursuivre son sans-faute, avec une troisième victoire en quatre matchs officiels (invaincu, il a même remporté trois des quatre amicaux). La lecture du match aurait, à quelques secondes près, été tout autre. C'est certain. Mais les Anderlechtois ont, en plus d'afficher les prémices d'un plan de jeu cohérent et parfois attractif, démontré une vraie force de groupe et de caractère. Et ce, à quelques jours de fouler la pelouse du Lotto Park pour défendre leur avantage contre le PAOK. Idéal.
Le techniqueANDERLECHT : Coosemans ; Maamar, Biancone, Pétrot, Augustinsson (58e N'Diaye) ; Ambros, Saliba (58e Sikan), M. Kana (89e Ojea), Degreef (78e Antman), Nga Kana (79e Bertaccini) ; Cvetkovic.
RAAL : Peano ; Faye, Nkoa, Okou ; Delos, Wade (72e Gillot), Coulibaly (90e+1 Gueulette), Ito, Lutonda (73e Lamego) ; Isah (62e Kovacs), Filet.
Arbitre : Lawrence Visser.
Cartes jaunes : Wade, Biancone ; Bertaccini.
Carte rouge : 59e Ito (2 j.)
Buts : 54e Isah (0-1), 69e Nga Kana (1-1), 90e+2 Bertaccini (2-1).
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