Deux nouveaux chats blessés par des tirs de carabine dans ce village du Lot-et-Garonne : des investigations en cours pour identifier l'auteur de ces actes cruels
l'essentiel À Boé, un couple dont le chat a été blessé par un tir de carabine a déposé plainte. La présidente de l'ARPA, Marie Dubos, qui lutte pour le bien-être animal, déplore des actes de cruauté de plus en plus fréquents. L'auteur de ces méfaits n'a pas été identifié.
Triste fait divers pour nos amis à quatre pattes, il y a quelques jours, sur la commune de Boé. Des chats ont été visés et blessés par des tirs malveillants, leur faisant hériter de graves blessures. En début de semaine, un jeune couple amène chez le vétérinaire une chatte du nom de Bella. Cet animal fait partie d’une colonie de six à huit chats libres, stérilisés et identifiés par l'ARPA, dont Marie Dubos est à la tête. Ces animaux sont maintenus sur place comme la loi le prévoit. Ils ne sont pas considérés comme des animaux en divagation car ils sont identifiés et présents à moins de 1 000 mètres du lieu où la colonie de chats libres est établie et répertoriée.
"La loi protège l’existence de ces colonies de chats libres contrairement à ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux. Afin d’empêcher la propagation de maladies ou l’expansion des colonies, nous capturons les chats, qui sont alors identifiés, stérilisés et vaccinés. On ne trouve plus de chatons dans les colonies prises en charge et contrôlées. Dans ce quartier, il s’agit d’une petite colonie dont beaucoup d’individus sont peu craintifs, car habitués à des relations apaisées avec les habitants », assure-t-elle.
Un plomb logé dans le crâne
Il semblerait cependant qu’un individu ne soit pas de cet avis, puisque des tirs ont blessé Bella. Le vétérinaire, qui a établi un certificat médical, a constaté des lésions irréversibles au niveau de l'orbite. La chatte a probablement "perdu l’usage de son œil", selon le professionnel. La radiographie a également montré la présence du plomb, logé dans le crâne de l'animal.
La police municipale aurait d'ores et déjà réalisé une enquête de voisinage. Le jeune couple a déposé plainte contre X. Un second chat a également été retrouvé, le même jour, avec des blessures similaires à celles de Bella, constat vétérinaire à l'appui. Si des soupçons planent dans le quartier, seule l'enquête permettra de déterminer quel individu se trouve à l'origine de ces méfaits. "Le quartier concerné comprend notamment les rues de Compère, de l’Églantier, des Tamaris et du canal, ainsi que les squares voisins, à savoir le square des Arbousiers et celui des Mimosas. Nous espérons que les habitants seront vigilants afin de permettre l’identification du coupable et, a minima, d’éviter que de nouvelles agressions ne surviennent", précise Marie Dubos avant de conclure : "Si vous voyez quelque chose, il ne faut pas hésiter à nous contacter ou à contacter les forces de l’ordre". L’association devrait déposer plainte à son tour.
Des faits similaires en 2015
Dans le même quartier, en 2015, le chat Rouxdoudou avait déjà été victime de faits similaires. La pauvre bête avait été retrouvée grièvement blessée, le corps criblé de plombs. Plus récemment, dans le quartier du Chat d’Oc, au Passage, l’année 2022 avait été marquée par une série d’agressions visant des chats. "On assiste à une recrudescence de ce type de maltraitance", s’indigne Marie Dubos. "La situation ne va pas en s’améliorant. Il y a quelques années, la majorité des maltraitances relevaient de la négligence. Aujourd’hui, on assiste à une véritable montée des actes de cruauté ! Vous n’imaginez même pas ce que l’on peut voir chaque jour lorsque nous intervenons. Nous nous battons pour faire condamner les auteurs lorsque l’enquête permet de les identifier."
Il est important de rappeler que s'agissant des actes de cruauté envers un animal, le Code pénal prévoit une peine maximale de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Ces peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque les faits entraînent la mort de l'espèce ciblée. "Nous obtenons des condamnations, mais c’est toujours un combat extrêmement difficile", rappelle la fondatrice de l’association, qui lutte depuis plusieurs décennies pour le bien-être animal.