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  • 2026-08-02 05:05:03 +0000 UTC

    Aug 02, 2026

    Deux femmes meurent après des injections illégales : après "des années" à alerte, les spécialistes du secteur réclament une réaction du gouvernement

    Le syndicat des médecins libéraux et le Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique ont adressé à la ministre de la Santé française, Stéphanie Rist, un courrier après que deux femmes sont mortes dans un contexte d’injections illégales en seulement quelques mois.

    C’en est trop. Le syndicat des médecins libéraux et le Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique sont montés au créneau après la mort d’une femme lors d’une séance d’injection illégale à Nice, lundi 27 juillet. Le syndicat et l’association ont appelé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, à se saisir du problème.

    "Voilà des années que l’on alerte sur les graves mutilations causées par ces fausses injectrices, issues du milieu de l’esthétique, de la coiffure, du bien-être qui jouent aux médecins dans des cabinets clandestins", s’indigne effectivement Dominique Bellecour auprès du Parisien.

    Le président de l’Union de la médecine esthétique du syndicat des médecins libéraux dénonce l’activité de "fakes injectors (fausses injectrices, ndlr) qui tuent". Fausses injectrices, en effet, car à Nice en juillet comme à Lyon en mars, les femmes mortes avaient été prises en charge par des personnes officiant sans formation ni autorisation.

    Un phénomène qui "ne cesse de gagner du terrain"

    "La mort des deux femmes donne une visibilité nouvelle à ce phénomène' apparu dans les années 2010, d’après Dominique Bellecour, phénomène qui depuis "ne cesse de gagner du terrain".

    Le spécialiste et les autres co-auteurs de la tribune demandent de "bâtir une stratégie nationale", par exemple en créant "un observatoire national de la médecine esthétique […] Nous avons besoin de chiffres, de statistiques et non d’estimations pour savoir comment combattre ces réseaux clandestins".

    En outre, ils réclament que les médecins généralistes puissent à nouveau effectuer des injections de Botox. Un droit qu’ils n’ont plus depuis plus d’un an. "Tant que des praticiens formés à ces actes rencontreront des difficultés pour exercer dans un cadre sécurisé, des patients iront chercher des réponses ailleurs, déplore Dominique Bellecour. Cet ailleurs, ce sont les fakes injectors, ces marchands de mort qui injectent des produits sans aucune compétence". La balle est désormais dans le camp du ministère.

    2026-08-02 05:05:03 +0000 UTC