Destination l’Auvergne-Rhône-Alpes : on a vu l’Ardèche du ciel, embarqué en montgolfière
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Si elle est connue pour ses activités nautiques et la grotte Chauvet au sud, on sait moins que l’Ardèche est le berceau de la montgolfière depuis 1783. On a testé une expérience qui donne littéralement le vertige.La première fois que j’ai évoqué ce voyage en montgolfière, les réactions furent partagées. Il y avait les « C’est dingue ! » et les « Ah jamais ! Mais pourquoi mourir comme ça ? ». Mais, en fait, qui connaît vraiment une telle expérience avant de l’avoir testée ? Alors banco !
Rendez-vous fut donc pris, début juin, à Annonay. Vous allez me dire : « C’est où ? » Quand on parle de vacances en Ardèche, on imagine dévaler les rapides en kayak, visiter la fantastique grotte Chauvet ou écouter Jean Ferrat. On pense moins à Annonay, tout au nord de cet immense département nature, plus proche de Lyon et délaissée par le tourisme de masse. C’est la cité des Montgolfier, les créateurs du papier Canson, connus mondialement pour le premier vol en ballon, d’où le nom du dirigeable. Depuis quelques années, Annonay capitalise dessus. En juillet, c’est le festival J’peux pas, j’ai montgolfière qui anime l’endroit. Pour notre part, ce fut à l’occasion d’une date historique, la reconstitution de l’envol du premier ballon en 1783. Un spectacle impressionnant, opéré en plein centre-ville avec les moyens de l’époque.
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Libres dans la nacelle
Mais revenons à notre baptême de l’air. Au départ, c’est un immense champ dans un grand jardin d’Annonay. Vide. Puis des dizaines de passionnés débarquent, chacun avec un pick-up chargé d’une nacelle. Petite, vraiment petite : on a du mal à penser qu’on va grimper là-dedans nombreux.
Les ballons se gonflent puis il s’agit de les redresser et d’embarquer. Le décollage est doux et violent à la fois. Un souffle d’air chaud nous balaie le visage, issu des bouteilles de gaz qui permettent régulièrement de faire remonter le ballon qui suit les courants du vent. Certains angoissent ; notre pilote, ancien champion du monde, lui, semble conduire son petit dernier à l’école en R5. Tranquille…

Ce qui impressionne de prime abord, c’est cette nacelle, petite on l’a dit, et où on n’est pas sanglé. Nous sommes six passagers, proches, mais pas si serrés. Surtout ne pas trébucher, ne pas basculer… même sans être sensible au vertige, difficile de ne pas y penser. Mais, bientôt, on se laisse porter, on monte, on descend. Quand le sol est à plus de 1 000 mètres et que le Rhône se dessine au loin, le spectacle est féerique.

On aurait pu voyager en montgolfière dans le Nord, mais sans ces paysages-là ni la portée historique qui vous projette près de 250 ans en arrière. Au bout d’une heure, il faut malheureusement redescendre, trouver la bonne étendue, avec de l’espace, pour se poser sans se fâcher avec les riverains. Le ballon n’est pas une Porsche, il obéit plus au vent qu’à l’homme. Notre pâture est identifiée, l’atterrissage parfait. Le rêve est terminé.

Vol à partir de 220 € par adulte et 180 € par enfant. Montgolfières & Cie, tél. : 04 75 34 41 14. montgolfieres-cie.com
On a aimé La puissance du décollage, les sensations en l’air ; l’aisance du pilote et la tranquillité à l’atterrissage, comme si tout était facile ; la culture du ballon à Annonay, une vraie passion locale.
On a moins aimé Pour les plus sensibles, il faut savoir qu’on n’est pas attaché dans le ballon. N’y allez pas si vous avez le vertige, même un peu (ce n’était pas notre cas).
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