Des manifestants pacifiques agressés par un groupe d'ultradroite à Nice en marge de la mobilisation du 24 octobre, trois personnes blessées

l'essentiel Trois personnes ont été blessées et soixante et une interpellées ce samedi 24 octobre à Nice, après des affrontements impliquant notamment des individus issus de l'ultradroite.

À Nice, des violences ont éclaté en marge de la journée de mobilisation organisée partout en France. Un groupe d'une cinquantaine d'hommes, considérés comme appartenant à l'ultradroite, s'en est pris à des manifestants pacifiques, rapporte Nice Matin.

Plusieurs de nos journalistes signalent la présence de membres de l'ultra droite dans le centre-ville de Nice, vers Hôtel des Postes et Alberti. Après avoir été dispersés sur Jean-Médecin par la police, notre journaliste a été témoin d'une scène très violente, stoppée par l'intervention des forces de l'ordre, qu'il qualifie de "surréaliste".

— Nice-Matin (@Nice_Matin) October 24, 2026

Selon les informations de nos confrères, ce groupe était surveillé par la préfecture depuis le début de l'après-midi. Sur la vidéo, on voit des hommes cagoulés attaquer à coups de poing des manifestants, avant que la police ne les disperse.

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Trois blessés et 61 interpellations 

Au total, 61 personnes, dont plusieurs issues de l'ultradroite, ont été interpellées, a indiqué la préfecture des Alpes-Maritimes. Trois manifestants ont également été blessés. 

? Ca part en combats de rue entre groupes d’extreme droite et manifestants à Nice #Nice #24octobre https://t.co/7TQ5PVXw2M

— ICI Azur (@iciazur) October 24, 2026

Ces incidents surviennent une semaine après les violences qui avaient secoué le centre-ville de Nice, samedi 17 octobre. Ce jour-là, quelque 3 500 personnes avaient manifesté, dont 150 individus qualifiés de "casseurs" par la préfecture. Plusieurs commerces avaient été pillés et plus d'une dizaine de personnes interpellées.

Pour éviter de nouveaux débordements, les autorités avaient annoncé un dispositif de sécurité renforcé pour ce samedi 24 octobre, avec notamment la mobilisation de 450 policiers, CRS et gendarmes à Nice et l'interdiction des rassemblements dans le centre-ville.

Plus tard dans la soirée, Eric Ciotti, maire de Nice, a condamné "avec la  plus grande fermeté les agressions commises (...) par des militants d'ultradroite contre les manifestants du cortège pacifique !, a-t-il écrit sur X. Rien ne peut justifier de tels actes, et leurs auteurs devront en répondre devant la justice, comme les nervis d’extrême-gauche !". Il a conclu en estimant que "l'ordre doit régner dans la rue, pour assurer la sécurité de tous".