Des graines de journalistes rémois sur la Foire de Châlons
Le jour de leur rentrée, quatre élèves du club radio du lycée Jean Jaurès sont venus à la Foire pour enregistrer leur émision, « le P’tit Jean Jau », sur le stand de l’Académie de Reims. C’est une tradition depuis six ans.
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Jeanne, Nour, Margaux et Nathanael sont quatre représentants du P’tit Jean Jau, le journal radio du lycée Jean-Jaurès à Reims. Accompagnés de deux des quatre professeurs aux manettes du club, Christophe Buteau et Mathilde Bertaso, les lycéens sont venus animer une émission en direct de la Foire de Châlons, sur le stand de l’Académie de Reims. Le club ne fait pas seulement de la radio mais également de la presse écrite et de la vidéo.
Cette année, la web radio rassemble pas moins de 25 lycéens, de tous horizons, plutôt scientifiques comme Nathanael ou littéraires et géopolitiques comme Margaux. « Notre grand défi chaque année est de renouveler les élèves participants », souligne Christophe Buteau. Car trois ans au lycée, cela passe vite et le turn-over est assez important. L’enjeu est donc de pouvoir recruter dès la classe de seconde pour que les élèves acquièrent au fur et à mesure des compétences.
Un moyen d’apprendre différemment
Au programme de ce mercredi 2 septembre 2026, jour de rentrée : des entretiens soigneusement préparés, de personnalités de l’Education nationale entre autres. C’est le cas pour Jeanne et Margaux, qui interviewent Vincent Stanek, recteur de l’Académie de Reims, sur des questions d’actualité comme l’interdiction du téléphone portable au lycée, le harcèlement scolaire et les violences sexistes et sexuelles ou encore l’intelligence artificielle.
« On encourage le développement des web radios. Des professeurs et des documentalistes engagés les animent, sous la forme d’option ou de projet pédagogique », indique Vincent Stanek. La web radio est devenue un moyen d’apprendre différemment. « On apprend à élaborer des questions, à l’écrit comme à l’oral, à poser sa voix, à utiliser le bon vocabulaire, le bon mot, le bon moment », explique Christophe Buteau. Et cela peut servir pour les oraux du bac ou les concours mais aussi pour la confiance en soi.
Car dans le groupe, il y a ceux qui ont poussé la porte par passion, aspirant à devenir journaliste comme Margaux ou Jeanne. Et d’autres plus timides, « ceux qui disent : tiens j’y vais pour voir ». Ils peuvent s’occuper de l’aspect technique, indispensable, mais parfois aussi, ils se découvrent, prennent confiance et se révèlent. « On essaie que tout le monde trouve sa place à son niveau ».
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