Des gens du voyage se sont installés sans autorisation au Nautisport

En août 2025, une centaine de caravanes s'était installée sur le site du complexe sportif Le Nautisport, à Enghien. Bis repetita un an plus tard. Environ 70 à 80 caravanes ont forcé le passage (en dépit des tentatives du personnel du complexe sportif pour s'interposer) pour poser les cales sous leurs roues, au même endroit que l'an dernier.

"Ils sont moins nombreux que l'an dernier et resteront moins longtemps, quinze jours contre trois semaines en 2025", rassure Marc Vanderstichelen. "Mais les négociations qui suivent leur passage en force restent toujours délicates. Le procédé de l'an dernier a été reconduit douze mois plus tard. Les gens du voyage s'imposent et personne ne peut intervenir pour empêcher leur installation. La zone de police locale (Sylle et Dendre) conseille toujours de chercher un compromis. Comme en 2025, on a dressé une convention en urgence pour définir les termes de leur campement. Ils paient une redevance pour l'occupation des lieux, la consommation d'eau et d'électricité et s'engagent à quitter le site du Nautisport le samedi 19 septembre."

Le bourgmestre avoue qu'il aurait préféré "que les gens du voyage quittent directement le site" dès leur installation. "J'ai vite compris que c'était exclu. Quels sont les moyens de dissuasion à disposition ? Je n'ai aucune force coercitive pour les inciter à partir de là où ils choisissent de se poser. Dès l'instant où ils arrivent, un dialogue se met en place sur une durée et un prix."

À Enghien (comme à Leuze d'ailleurs), l'expérience de 2025 sert à mieux négocier sans trop envenimer la situation. "On les a convaincus de quitter le Nautisport avant le dimanche 20, jour de la brocante. J'ai aussi rappelé aux gens du voyage qu'avec les travaux menés par le SPW au Pavé de Soignies (sur la N55), ils resteraient coincés s'ils ne partaient pas avant le début du chantier." Un argument qui aurait pesé dans la balance.

Il n'y a plus qu'à espérer une cohabitation sereine… et un départ dans le calme.

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