« Des déclarations d’une extrême gravité » : Maxime Prévot condamne les propos de Ben Gvir et attend une réaction forte de l’Europe

Image auteur par défaut
par RTL info avec Belga Publié le 19 août à 20h26

Ajoutez-nous à vos favoris Google Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a dénoncé les propos d’Itamar Ben Gvir sur Gaza et appelle l’Union européenne à prendre des mesures concrètes face à ces déclarations.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné mercredi les déclarations « d’une extrême gravité » du ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir. Il attend une réaction forte de l’Union européenne.

Ministre chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a dernièrement appelé à des tueries à Gaza. « Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Eliminez-en 30 ou 40 », a-t-il déclaré dans un podcast avec une ancienne otage de Gaza.

« Pas seulement ceux qui vous mettent en danger en ce moment-même. Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Je leur fais un compliment en les qualifiant d’être humains », a-t-il ajouté.

« Pas un dérapage isolé »

« Ce n’est pas un dérapage isolé », a regretté Maxime Prévot. « J’ai déjà condamné à plusieurs reprises ses déclarations et ses actes. C’est précisément pour cette raison que la Belgique a décidé de déclarer Itamar Ben-Gvir persona non grata sur son territoire depuis le 12 septembre 2025 déjà, et de plaider pour une interdiction plus large au niveau européen », a rappelé le chef de la diplomatie belge en marge d’une visite de travail en Ukraine.

« Les condamnations exprimées par plusieurs partenaires européens sont nécessaires. Mais il faut désormais en tirer les conséquences. La Belgique a pris ses responsabilités au niveau national. L’Europe ne peut pas continuer à condamner de tels propos tout en maintenant une forme de normalité politique avec ceux qui les tiennent », a-t-il ajouté.

« Il devient impossible de justifier l’absence de mesures »

« Une réaction européenne forte ne peut donc plus attendre. À mes yeux, il devient impossible de justifier l’absence de mesures européennes à son encontre. Nos principes perdent toute crédibilité si des appels aussi explicites à la violence restent sans conséquence », a-t-il conclu.

L’Allemagne et la France ont déjà condamné ces déclarations.