Décès après un contrôle routier en Guadeloupe en 2020 : deux gendarmes mis en examen pour homicide involontaire
Par Le Nouvel Obs avec AFP
Publié le 29 août 2026 à 13h46
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Un gendarme de dos, le 13 août 2026. JEAN-MICHEL DELAGE / HANS LUCAS VIA AFP
Deux gendarmes ont été mis en examen pour homicide involontaire dans l’affaire Claude Jean-Pierre, sexagénaire guadeloupéen dont le décès après un contrôle routier en 2020 avait provoqué une vive émotion, a indiqué vendredi 28 août le parquet de Basse-Terre.
« Les deux gendarmes ont été mis en examen dans ce dossier sous qualification d’homicide involontaire », a déclaré la procureure Stéphanie Bazart à l’AFP, confirmant une information des proches du défunt publiée sur les réseaux sociaux.
Les deux gendarmes, mutés hors de Guadeloupe depuis les faits, nés « l’un en 1994 et le second en 1968 », se sont déplacés dans l’archipel pour l’audition, a-t-elle précisé. Ils se trouvaient jusqu’alors sous le statut de témoins assistés.
Vif émoi en Guadeloupe
Fin 2020, Claude Jean-Pierre, 67 ans, est tombé inanimé à Deshaies après avoir été extrait de son véhicule lors d’un contrôle routier. Il est décédé plusieurs jours plus tard au CHU de Pointe-à-Pitre.
Le sexagénaire avait été contrôlé par deux gendarmes pour « une conduite hésitante », avait indiqué le parquet quelques semaines plus tard. L’homme, « alcoolisé », était sorti du véhicule « en résistant » et s’était retrouvé « au sol, inerte », selon la même source.
Ce décès a suscité un vif émoi en Guadeloupe, notamment après la diffusion partielle en 2021 d’images de vidéosurveillance, normalement couvertes par le secret de l’instruction. On y voit les gendarmes extraire brusquement Claude Jean-Pierre de son véhicule et sa tête heurter l’habitacle.
« L’objet du dossier est de vérifier que ce mode d’interpellation était le bon » avait déclaré à l’AFP en janvier 2021 Xavier Sicot, le procureur de l’époque. Il avait alors ajouté qu’« aucun coup volontaire des gendarmes (n’était) observé » sur la vidéo. En février 2023, le procureur avait requis un non-lieu, réquisitions qui ont finalement été suivies par de nouveaux actes, au soulagement de la famille.
Par Le Nouvel Obs avec AFP