De nouvelles crues au Népal: la police lance une alerte aux inondations après avoir informée de la rupture d'un lac au Tibet
Publié aujourd'hui à 08h23 Mis à jour à 8h25
Lire dans l'appLa police népalaise a alerté sur la rupture d'un lac au Tibet. Le risque d'inondations en aval est très important, les secouristes et les personnes situées dans la zone sont appelés à se mettre à l'abri.
La police népalaise a lancé ce vendredi 28 août une alerte aux inondations après avoir été informée de la rupture sur le territoire chinois du Tibet d'un lac créé par l'effondrement du glacier à l'origine il y a deux jours de la crue dévastatrice qui a déjà fait près de 500 morts.
"Nous avons été informés de la rupture d'un lac sur le versant tibétain", a déclaré la police sur X, "nous demandons à toutes les équipes de sécurité et de sauvetage et au public de rester en alerte et de se mettre immédiatement en lieux sûr et de rapporter tout éventuel incident".
Plus tôt dans la journée, la Chine a annoncé la suspension des secours au coeur de la zone sinistrée par prévention. "L'eau a commencé à déborder et à s'écouler" de la retenue en direction du poste-frontière de Gyirong, principal secteur touché par le drame, a indiqué un journaliste de la télévision CCTV sur place. "Toutes les équipes de secours ont donc reçu l'ordre de ne pas bouger et d'attendre de nouvelles instructions", a-t-il dit.
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Une réunion autour de Xi Jinping
Pékin avait signalé dans la nuit de jeudi à vendredi un "risque élevé" de rupture du lac formé à la suite de l'énorme mer de boue qui s'est libérée mercredi des deux côtés de la frontière, dans cette région de l'Himalaya prisée des touristes du monde entier.
Le gouvernement népalais avait également multiplié les mises en garde contre une possible deuxième crue à cause du lac formé par l'effondrement du glacier qui semble à l'origine de la catastrophe.
"À cause du risque de nouvelle inondation, toutes les populations en aval sont priées de rester extrêmement vigilantes", a recommandé l'autorité de gestion des situations d'urgence.
Le président chinois Xi Jinping a dirigé ce vendredi une réunion des principaux dirigeants à propos des opérations de secours menées au Tibet, dans le sud-ouest du pays, selon un média d'Etat.
"Il convient de mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver et sauver les personnes disparues, qu'elles soient chinoises ou étrangères", ont déclaré durant la réunion les responsables du Parti communiste chinois (PCC) cités par l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
Près de 500 morts
Le puissant mur d'eau et de boue qui a submergé mercredi matin une région frontalière entre le Népal et le Tibet en territoire chinois a balayé des villages entiers et coûté la vie à 469 personnes côté népalais, selon la police locale, et à 3 autres dans le territoire chinois voisin du Tibet.
Au coeur du massif de l'Himalaya, cette région du Népal attire randonneurs et alpinistes du monde entier, notamment pour gravir le mont Everest. C'est aussi un lieu de pèlerinage pour les Hindous et les Bouddhistes tibétains. Des centaines de touristes figurent parmi les disparus.

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Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), la vague a été causée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, d'une violence telle qu'il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.
Au Népal, elle a balayé la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi à l'est de la capitale. Côté chinois, où les journalistes étrangers ont un accès réglementé, les médias d'État chinois ont rapporté jeudi que 558 personnes, dont 260 étrangers, étaient toujours portées disparues après le passage des "torrents de boue" qui ont enseveli Gyirong Port.
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