De Gladiator 2 à Emily in Paris, Adrien Garcia fabrique les armes du cinéma - ICI

Elie Semoun, Emilie Caen et Adrien Garcia invités de l'émission cinéma "Ca tourne" - Ségolène Alunni

Diffusé le dimanche 11 octobre 2026 à 13h30

Publié le dimanche 11 octobre 2026 à 13h30

Adrien Garcia exerce un métier discret mais essentiel au cinéma : armurier. Avec Élie Semoun et Émilie Caen, il dévoile les secrets de ces armes, parfois vraies, parfois factices, et les règles de sécurité qui encadrent leur utilisation.

Sur un tournage, les armes ne sont jamais de simples accessoires. Adrien Garcia les fabrique, les loue et accompagne les équipes pour leur utilisation. Un métier rare, très réglementé, qui demande aussi de savoir travailler main dans la main avec les comédiens.

Des armes conçues pour le cinéma

Adrien Garcia est armurier pour le cinéma. Avec sa société Arms Garcia, installée en Loire-Atlantique, il travaille notamment sur des productions comme Le Dernier Duel, Gladiator 2 ou encore Emily in Paris. Sur les plateaux, les armes peuvent être de vraies armes modifiées pour tirer uniquement à blanc. D’autres sont entièrement factices. « Ça dépend un petit peu la finition qu’on veut », explique Adrien Garcia. Une arme destinée à un gros plan ne demande pas les mêmes matériaux qu’un modèle utilisé par un cascadeur ou visible au second plan.

La sécurité encadre chaque tournage

Même lorsqu’elles ne peuvent pas tirer de vraies balles, les armes de cinéma restent soumises à une réglementation. Elles conservent leur classement d’origine et leur utilisation nécessite des autorisations. Lorsqu’un tournage prévoit du tir à blanc, un armurier de plateau accompagne l’équipe. Il prépare et règle les armes et adapte notamment le dosage des cartouches pour obtenir plus ou moins de flammes. « On est surtout là pour assurer la sécurité des comédiens et des techniciens », précise Adrien Garcia. L’armurier peut également apprendre aux comédiens à manipuler correctement une arme. Une étape importante pour la crédibilité d’une scène, mais aussi pour éviter les blessures. Les couteaux disposent eux aussi de versions adaptées aux cascades, notamment des modèles rétractables.

Un atelier digne d’une caverne d’Ali Baba

Le métier demande de nombreuses compétences. Dans son entreprise, Adrien Garcia dispose de 200 mètres carrés consacrés à l’outillage et à la fabrication, avec des machines-outils, des découpes laser, des fraiseuses et des tours. Un autre espace permet de fabriquer les armes factices.Puis viennent plusieurs portes de sécurité avant d’accéder à la pièce forte, où sont entreposées les armes blanches, les armes à feu, mais aussi les armures et les accessoires militaires. En France, seules trois sociétés ont pour activité principale la location et la fabrication d’armes pour le cinéma. Une spécialité rare dans laquelle les professionnels français bénéficient, selon Adrien Garcia, « d’une très bonne réputation ».

Des épées pensées jusque dans le son

L’entreprise travaille également sur des épées de cinéma en aluminium, plus légères pour les comédiens et les cascadeurs. Adrien Garcia fabrique notamment ces épées grâce à des brevets portant sur leur matière et leur conception. Une innovation qui permet même de régler le son produit par les épées. « On est capable au plateau de régler le son de l’épée », explique Adrien Garcia. Le volume peut ainsi être réduit lorsque les comédiens doivent parler pendant un combat, puis augmenté pour une grande scène de bataille. Derrière chaque accessoire se cache donc une préparation minutieuse. Pour une simple scène de sabrage de champagne, quatre versions différentes d’un même sabre peuvent être nécessaires : en acier, allégée, en aluminium ou en résine, ainsi qu’une version destinée aux effets spéciaux.

Des armes factices destinées au cinéma, provenant de l’armurerie « Armes Garcia ». - Ludmilla VIRY
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L'équipe

  • Ludmilla Viry

    Attachée de production

  • Cinéma
  • People
  • Patrimoine culturel

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