David, boucher : "Je gagne 1 600 euros par mois et je travaille 10 heures par jour, c'est un travail très difficile"
David ne ménage pas ses efforts et fait en sorte de satisfaire ses clients qui viennent chez lui pour trouver des produits frais et de qualité. Mais le boucher a confié que son métier n'est pas de tout repos. Il ne faut pas compter ses heures et à la fin du mois le salaire ne reflète pas forcément le temps passé à travailler.
S'ils ne sont pas les commerçants de proximité préférés des Français, les bouchers-charcutiers peuvent se targuer d'occuper une place de choix dans le cœur de leurs clients. Ainsi, selon un palmarès d’American Express réalisé par Statista, ils arrivent en quatrième position en termes de fréquentation derrière les boulangers-pâtissiers, les restaurateurs et les pharmaciens.
Boucher à son compte, David a dévoilé les dessous de son métier
Il faut dire que la consommation de viande est en hausse dans le pays, comme le montrent les chiffres de l'Agreste, le service de statistiques du ministère de l'Agriculture. Toutefois, les commerçants indépendants ne sont pas les seuls à profiter de cette augmentation. Et les temps sont durs pour de nombreux bouchers qui souffrent face à la baisse du pouvoir d'achat.
La situation est similaire de l'autre côté des Pyrénées. David, qui est le propriétaire de la boucherie "Manjares Gastronómica" a témoigné de certaines difficultés liées à sa profession. "Au final, c'est un métier très exigeant", a-t-il ainsi résumé au cours d'un entretien qu'il a accordé à la chaîne YouTube d'Adrián G. Martín (voir la vidéo ci-dessous).
Le boucher ne compte pas ses heures
Il a préféré prévenir ceux qui souhaitent se lancer, notamment concernant la longueur des horaires. "Je travaille en moyenne 10 heures par jour.", a-t-il affirmé. Et il ne faut pas s'attendre à gagner des millions. Les salaires sont relativement modestes dans la profession. "La moyenne se situe entre 1 400 et 1 600 euros", a confié David. Une somme qui n'est pas très éloignée de ce qu'il pourrait gagner en France puisque, selon le site spécialisé HelloWork, "le salaire moyen d’un boucher se situe entre 1 700 et 2 500 euros bruts par mois (entre 20 400 et 30 000 euros bruts par an)".
Le jeune homme est loin d'être seul pour faire tourner son affaire. "Nous sommes maintenant 20 personnes à travailler ici." Entre le bureau, la partie distribution qui prend les commandes, la boucherie, la charcuterie, le magasin de fruits et légumes...", a-t-il expliqué. Mais être à son compte n'est pas de tout repos. Et David a pointé du doigt le problème de vendre un produit avec une date de conservation courte.
© YouTube/@AdrianG.Martin
Le jeune homme est à la tête d'une vingtaine de personnes.
"Au mieux, on peut fermer le magasin une seule journée", a confié le jeune boucher
"Ce n'est pas comme dans le commerce du vin, où l'on peut laisser le produit pendant des années. Le poulet, au final, ne se conserve que trois ou quatre jours.", a-t-il expliqué. C'est pour cela qu'il est compliqué de baisser le rideau pour partir en vacances, par exemple. "Il faut être ouvert la plupart des jours ; au mieux, on peut fermer le magasin une seule journée", a-t-il ajouté.
Il en a également profité pour souligner les principes qu'il applique tous les jours dans son échoppe. "Offrir le meilleur produit, aider le client et ne jamais le tromper. Au final, ce sont ces trois éléments qui font le succès d'une boucherie.", a-t-il ainsi déclaré.