Dans l’Eure, ce village veut relancer la participation citoyenne
La commune de Chamblac réactive le dispositif de participation citoyenne, pour favoriser la sécurité du quotidien dans ce territoire rural.
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La commune de Chamblac, où résident 400 habitants, est un village plutôt calme, où il fait bon vivre. La Gendarmerie nationale y a tout de même effectué 11 interventions en 2024 (autant qu’à ce jour, en 2026), et 16 en 2025, totalisant, de rondes en patrouilles, 115 heures de présence sur la commune.
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Remontée d’informations
Si l’uniforme bleu rassure, et peut dissuader des malfaiteurs, la vigilance de tous les instants des administrés reste indispensable, face aux cambriolages, au démarchage intempestif et aux incivilités en tous genres.
Aussi, la commune a-t-elle souhaité réactiver le dispositif de participation citoyenne, mis en place en juin 2019 et basé sur une remontée d’informations dans les deux sens.
« Le processus a fonctionné un an, mais le manque de retour des forces de l’ordre a fini par décourager les participants », indique le maire, Charles-Edouard de Broglie, qui organisait ce 23 octobre une réunion publique, animée par le capitaine Rodolphe Cadart, commandant la brigade de Bernay, Broglie et Thiberville.
Des volontaires prêts à renouveler leur participation, à l’image de ce référent de 2019, qui avait effectué du porte-à-porte pour être identifié par les habitants de son hameau, et des curieux prêts à participer, sans nécessairement être référents, ont répondu présents.
« Le nombre de participants renforce l’efficacité du dispositif. Un détail pertinent, une information ou une photo transmise rapidement, sans oublier un appel au 17, traité en priorité par nos services, dans la mesure où vous aurez été reconnus comme membres du dispositif, peuvent s’avérer décisifs », assure le capitaine.
Ce dernier mettra en place prochainement un groupe What’app, facile et rapide d’utilisation. Le dispositif n’est certes pas infaillible. Le territoire couvert par la gendarmerie est vaste, et suppose une priorisation des dossiers, mais la vigilance (qui n’implique ni surveillance, ni délation, ni intervention intempestive) est un atout essentiel.
Le premier édile constitue un maillon fondamental de ces relations de confiance avec la gendarmerie. La signature d’une convention, ou d’un avenant à la convention de 2019, augure bien des échanges réguliers avec le gendarme référent et avec le capitaine.
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