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  • 2026-07-20 19:50:45 +0000 UTC

    Jul 20, 2026

    D’autres militaires du Pacifique ont-ils disparu dans le Var ces dernières années ? La justice lance un appel à témoins

    Alors qu’une enquête est en cours sur les disparitions dans le Var de Jacques Pakeso et de Mike Gineste, le parquet de Toulon lance un appel à témoins afin d’être « informé d’éventuelles autres disparitions de personnes originaires des îles du Pacifique alors qu’elles séjournaient dans le Var au cours de ces dernières années ».

    « Le cas échéant, il conviendra d’adresser un mail à la section de recherches de la gendarmerie maritime, à l’adresse suivante : [email protected] », précise le procureur de la République, Raphaël Balland, dans un communiqué transmis ce lundi soir.

    Var-Matin a révélé le 30 juin dernier l’existence de cette procédure qui porte sur les possibles meurtres des deux jeunes hommes introuvables et sur les séquestrations d’au moins sept autres.

    Jacques Pakeso avait quitté la Nouvelle-Calédonie en 2021 pour entamer une formation de matelot à Saint-Mandrier-sur-Mer. Sa disparition a été signalée en 2022 par son frère.

    Mike Gineste avait quant à lui fait le voyage depuis Tahiti en 2018 pour s’engager dans la Légion étrangère. Il n’a plus donné signe de vie depuis 2023 alors que ses proches le croyaient en mission.

    L’enquête de la section de recherches de la gendarmerie maritime (détachement de Toulon) a permis de mettre au jour des faits présumés de séquestrations au préjudice d’au moins sept autres victimes identifiées. Toutes ont en commun d’être originaires d’îles mélanésiennes ou polynésiennes.

    Mike Gineste, militaire de la Légion étrangère, et Jacques Pakeso, ancien élève à l’École des matelots de Saint-Mandrier, ont disparu à Toulon.

    Le décès non expliqué de Abderrezak Boukhlifa, dont le corps a été découvert en 2022 à Fréjus, plane également sur cette affaire. Son véhicule et ses moyens de paiement ont été utilisés par les suspects.

    Un clan familial au centre des soupçons

    Les soupçons convergent vers des membres de la famille Akau Vegi-Wing — également originaire du Pacifique — qui a vécu à Fréjus, à Saint-Raphaël puis à Toulon. Tous restent présumés innocents au moins jusqu’à l’issue de la procédure. L’enquête vise une période comprise entre 2011 et 2025.

    Le clan familial aurait ciblé les victimes, appâtées par une jeune femme et/ou la promesse d’aides (démarches administratives, logements, etc.), dans des « soirées polynésiennes et/ou tahitiennes » qui permettent aux Océaniens de sortir de leur isolement géographique et de se retrouver.

    Selon les informations de Var-Matin, les déclarations de l’un des mis en examen ont permis aux enquêteurs de découvrir des ossements dans les Bouches-du-Rhône pouvant correspondre aux disparus. Les analyses, particulièrement délicates, sont toujours en cours.

    2026-07-20 19:50:45 +0000 UTC