Cure de jouvence pour la passerelle "La Belle Liégeoise" : elle retrouvera de l'éclat
Voici dix ans que la passerelle La Belle Liégeoise a été inaugurée. Cet ouvrage long de 294 mètres permet aux nombreux passants de rejoindre quotidiennement la gare des Guillemins depuis le parc de la Boverie… et inversement.
Mais qui dit une décennie de passée dit qu'il est temps de restaurer l'ouvrage. "Il s'agit simplement d'un entretien courant au bout de dix ans", confie Serge Toussaint, porte-parole du SPW Mobilité et Infrastructures. Le SPW a dès lors lancé un marché public afin de remettre en peinture plusieurs éléments du pont réservé aux piétons et aux cyclistes.
60 jours ouvrables
Il est ainsi prévu de poncer ou d'aviver (redonner de l'éclat/des couleurs) aux zones de peinture existantes, ainsi que de repeindre "les suspentes, la partie supérieure du caisson du tablier, ainsi que le pylône en rive gauche (côté Tour des Finances)".

Le début des travaux est espéré pour le courant 2027 et nécessitera 60 jours ouvrables de chantier. "Les fermetures de l'ouvrage durant les opérations seront minimes, rassure Serge Toussaint. Nous veillerons à ne pas perturber la mobilité active".
Largeur minimale
Aussi est-il demandé à l'entrepreneur qui remportera le marché de "baliser les zones d'intervention de manière à assurer en permanence la sécurité des usagers et à les séparer physiquement des zones de travaux, ainsi que des produits et matériaux utilisés". Il devra également maintenir en permanence une largeur minimale de trois mètres pour permettre le passage des personnes. Il est possible que ce chiffre soit réduit de moitié lorsque "les interventions ponctuelles ne peuvent raisonnablement être exécutées en maintenant une largeur de trois mètres".

Des fermetures complètes de l'édifice sont toutefois possibles durant la nuit, entre 22 heures et 6 heures.
Un hommage à la première féministe
"La Belle Liégeoise" était le surnom donné à Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt. Née le 13 août 1762 à Marcourt, dans l'ancienne principauté de Liège, elle est l'une des premières féministes de l'Histoire. Elle fut d'ailleurs la seule femme à assister aux travaux de l'Assemblée nationale à Versailles aux prémisses de la Révolution française.

Elle lutta notamment pour l'égalité politique et contre l'idée que "la femme doit rester au foyer". Elle fut finalement agressée et humiliée publiquement pour avoir soutenu le Girondin Jacques Pierre Brissot, condamné à mort sous la Terreur. Cette humiliation lui valut, selon plusieurs écrivains, de sombrer dans la folie. Elle mourut le 22 juin 1817, après avoir passé 23 années de sa vie internée à l'hôpital de la Salpêtrière, à Paris.
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