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  • 2026-07-25 05:00:00 +0000 UTC

    Jul 25, 2026

    Croisière aux Galapagos : notre immersion au cœur d'une faune unique au monde

    "Dolphinz, thiz way pleaze !" (Le groupe des dauphins, par ici s'il-vous-plaît !) Cette phrase, prononcée par Karine, notre guide scientifique allemande, notre groupe va l'entendre souvent durant les cinq jours de croisière aux Galapagos.

    Après un vol Avianca entre Quito et l'aéroport "écologique" de Baltra, l'une des îles des Galapagos, nous sommes conduits en zodiac à bord du Galapagos Legend, bateau construit voici plus d'un siècle et transformé en navire de croisière voici quelques années. Ce bâtiment peut accueillir jusqu'à 100 passagers dans des cabines doubles. Nous ne serons que 75 et chacun des "Dolphins" bénéficiera d'une cabine individuelle.

    Après l'installation dans la cabine, le lunch dans le restaurant intérieur "Lonesome George" (en hommage à la dernière tortue géante de la sous-espèce de l'île Pinta), puis l'essayage du matériel de snorkeling, chaque groupe est formé et effectue une première sortie sur l'îlot Mosquera. En fin d'après-midi ont lieu la présentation de l'équipage et le briefing du séjour. Cornaqué par un guide scientifique, un groupe compte entre douze et seize personnes et est affublé du nom d'un animal emblématique de l'archipel : albatros, boobies (fous), iguanas, turtles, dolphins, flamingos, sea lions… Pour ne pas faire de jaloux, chaque groupe aura au moins une fois l'occasion de partir en premier pour une excursion afin de vivre son "moment Robinson" débarquant sur son île déserte.

    Premier contact avec la faune et la flore sur l'îlot Mosquera.
    Premier contact avec la faune et la flore sur l'îlot Mosquera. ©Jean Bernard
    Premier iguane. On est soulagé, on en aura au moins vu un...
    Premier iguane. On est soulagé, on en aura au moins vu un... ©Jean Bernard
    Les crabes sont également là pour souhaiter la bienvenue.
    Les crabes sont également là pour souhaiter la bienvenue. ©Jean Bernard

    Pour ceux qui souhaitent escamoter une sortie snorkeling, il est possible de faire une sortie à bord d'un bateau à fond de verre, ou encore de faire une balade en kayak.

    L'excursion type, mode d'emploi

    À intervalle régulier, les groupes appelés au site d'embarquement montent dans les dinghis, non sans avoir enfilé la combinaison dans la salle d'habillage s'il s'agit d'une sortie snorkeling, et pris dans un sac son masque, son tuba et ses palmes, ainsi que ses affaires personnelles (appareil photo glissé dans une pochette étanche par exemple). D'autres excursions à terre demandent soit d'avoir des chaussures de marche, soit, le plus souvent, des sandales de plage, car le débarquement se fait le plus souvent dans l'eau.

    Pour le retour à bord, tout le monde passe au Kärcher avant de remonter à bord du Galapagos Legend. Pas question de ramener le moindre grain de sable et, surtout, de risquer d'aller le déposer sur une autre île. Et pour cause, elles présentent toutes un aspect différent : plages de sable blanc pour l'une, cendre noire d'origine volcanique pour l'autre, ailleurs, une terre rouge, riche en fer, prédomine. Dans le même ordre d'idée, chaque passager retourne au vestiaire pour retirer sa combinaison et la rincer à grandes eaux dans un bain désinfectant.

    Avec 97 % du territoire des Galapagos en réserve naturelle, on ne plaisante pas avec la conservation de la nature. Il est strictement interdit de ramasser le moindre coquillage ou la moindre pierre volcanique sur une plage. Si vous passez outre ces obligations, le détecteur, à l'aéroport de Baltra, ne vous loupera pas.

    Deux mètres de distance : c'est vite dit

    Aux Galapagos, tout vous rappelle que vous êtes juste tolérés. Moyennant quoi, aucun animal rampant, marchant, courant ou volant n'aura peur de vous, de votre présence. Maintenez bien les distances avec eux – deux mètres minimum – mais il n'est pas rare que ce soit eux qui, pas farouches, passent à côté de vous en vous ignorant superbement.

    C'était avant que notre guide ne tape dans les mains pour faire libérer le passage.
    C'était avant que notre guide ne tape dans les mains pour faire libérer le passage. ©Jean Bernard
    Vous êtes prêts à garder deux mètres de distance, mais les oiseaux, eux, n'hésitent pas à sautiller dans vos jambes.
    Vous êtes prêts à garder deux mètres de distance, mais les oiseaux, eux, n'hésitent pas à sautiller dans vos jambes. ©Jean Bernard
    Le clin d'oeil de l'otarie qu'on vient d'obliger à se bouger du chemin.
    Le clin d'oeil de l'otarie qu'on vient d'obliger à se bouger du chemin. ©Jean Bernard

    "Attention, si les otaries sont très jouettes dans l'eau et n'hésitent pas à vous envoyer des bulles d'air, une fois à terre, elles peuvent avoir des réactions de protection, en particulier si elles sont avec leurs petits, donc gardez bien vos distances." Facile à dire quand, dès votre première sortie sur la terre ferme de la petite île de Rabida, au milieu de l'étroit chemin de terre rouge, un de ces adorables mammifères fait sa sieste au soleil couchant. Notre guide, ni une ni deux, tape alors dans les mains pour l'inviter à se mettre sur le côté, ce qui nous offre le plaisir de voir l'air étonné de la bestiole observant ces humains qui ont ainsi dérangé sa sieste, avec un clin d'œil à notre objectif semblant vouloir dire : "Allez, c'est bon pour cette fois."

    Les crabes offrent une magnifique panoplie de couleurs.
    Les crabes offrent une magnifique panoplie de couleurs. ©Jean Bernard
    Une otarie veille sur sa progéniture.
    Une otarie veille sur sa progéniture. ©Jean Bernard
    Gris anthracite, les iguanes marins ont également la crête blanche, en raison du sel dont ils ne peuvent se débarrasser.
    Gris anthracite, les iguanes marins ont également la crête blanche, en raison du sel dont ils ne peuvent se débarrasser. ©Jean Bernard
    Une otarie se prélasse après la baignade.
    Une otarie se prélasse après la baignade. ©Jean Bernard
    La lave a atteint la mer, mais pouvez-vous compter le nombre d'iguanes de mer?
    La lave a atteint la mer, mais pouvez-vous compter le nombre d'iguanes de mer? ©Jean Bernard
    Karine veille à ce que nous n'approchions pas trop près des iguanes pour les photographier.
    Karine veille à ce que nous n'approchions pas trop près des iguanes pour les photographier. ©Jean Bernard
    Les otaries sont présentes sur toutes les îles des Galapagos.
    Les otaries sont présentes sur toutes les îles des Galapagos. ©Jean Bernard

    Sur une autre île (Fernandina), les deux mètres ne pourront simplement pas être respectés avec les iguanes de mer. Ce n'est pas un ou deux individus qui vous attendent là, c'en sont des milliers ! À votre arrivée, vous observez une plage de sable blanc barrée par une coulée de lave noire. Visiblement visqueuse et épaisse, elle a laissé comme de la tôle ondulée. En y regardant de plus près, vous vous apercevez tout à coup que ces vaguelettes noires sont rehaussées par la présence d'iguanes gris anthracite, à la crête plus blanche en raison du sel de mer qui s'y est accumulé.

    Lors de votre promenade qui suit, les deux mètres de distance sont impossibles à respecter, ce qui ne semble pas perturber ces reptiles inoffensifs au petit matin. Au fil de la journée, certains s'enhardissent à se jeter à l'eau pour se rendre à un autre point de la plage, non sans avoir attrapé son pique-nique. En nageant nous-même au milieu des otaries et des tortues, nous avons ainsi eu la surprise d'être frôlé au flanc droit par un de ces iguanes.

    Kyrielle d'animaux

    Parmi les rencontres exceptionnelles, celle avec les cormorans nous a particulièrement marqué. Deux individus sont ainsi installés sur un rocher à ras de l'eau. Avec leurs ailes atrophiées, ces oiseaux sont incapables de voler. En revanche, ce sont des plongeurs hors pairs, capables de débusquer un coquillage à plusieurs mètres sous l'eau. L'un des deux individus précités, muni de son précieux butin déniché au fond de la mer, en est ressorti à moins de 20 centimètres de nous.

    Les pingouins des Galapagos sont les plus septentrionaux.
    Les pingouins des Galapagos sont les plus septentrionaux. ©Jean Bernard
    Le fou aux pieds bleus est l'oiseau emblématique des Galapagos.
    Le fou aux pieds bleus est l'oiseau emblématique des Galapagos. ©Jean Bernard
    Avec leurs ailes atrophiées, les cormorans, formidables plongeurs, vivent au pied des falaises.
    Avec leurs ailes atrophiées, les cormorans, formidables plongeurs, vivent au pied des falaises. ©Jean Bernard

    Quant aux pingouins du Galapagos que vous apercevrez sur les parois rocheuses, ils constituent la plus petite et la plus septentrionale de cette espèce. Plus communs, et non moins spectaculaires, seront les fous à pieds bleus, ou blue-footed boobies en anglais. Ils font vraiment partie du décor de l'archipel, au même titre que les iguanes et les tortues géantes.

    Nous avons évoqué les iguanes de mer ; ailleurs, les iguanes terrestres, souvent plus grands, plus gros, de couleur variant du jaune à l'orange, nous accueillent. Eux aussi sont pacifiques, bien que notre guide explique qu'une des espèces, rose, vivant en altitude sur le flanc d'un volcan, se montre plus agressive. Roses, ce sont aussi les flamants qui occupent quelque lagon en compagnie de hérons.

    Nous allons faire la connaissance avec nos premiers iguanes terrestres en même temps qu'avec les premières tortues terrestres, présentes seulement sur deux des îles.

    Une flore également unique

    Certes, la faune est fascinante, mais la flore recèle quelques particularités. À commencer par le fait que, à de très rares exceptions près, les fleurs sont toujours jaunes. La raison en est simple : les insectes pollinisateurs de l'archipel, comme les lépidoptères, ont un spectre de la vision restreint et sont ainsi attirés par les teintes blanches et jaunes.

    Endémique de l'île Fernandina, le cactus de lave est une plante pionnière.
    Endémique de l'île Fernandina, le cactus de lave est une plante pionnière. ©Jean Bernard
    Endémique de l'île Fernandina, le cactus de lave est une plante pionnière.
    Endémique de l'île Fernandina, le cactus de lave est une plante pionnière. ©Jean Bernard

    Une plante endémique étonnante, car pionnière, est le cactus de lave, à l'aspect phallique et poussant en grappes exclusivement sur la pointe Espinoza, sur l'île Fernandina, la plus occidentale et sans aucun doute la plus jeune de l'archipel, tout à côté d'Isabella, la plus grande des îles Galapagos. Chacune des îles est née d'une éruption volcanique et ce cactus parvient à pousser sur ce substrat dur qu'est la lave, la décomposant et formant un humus pour des colonisateurs secondaires. Fernandina a connu récemment trois éruptions majeures de son volcan La Cumbre (1995, 2005 et 2009).


    Comment s'y rendre ?

    La plupart des touristes belges visitant les Galapagos auront atterri d'abord à Quito en provenance de Bruxelles via Madrid. La compagnie espagnole Air Europa, qui fête cette année ses 40 ans d'existence (elle s'appelait auparavant Air España) propose deux vols quotidiens entre les deux capitales européennes, mettant ainsi en correspondance aisée tous ses vols à destination des principales capitales d'Amérique latine (particularité concernant l'Équateur, la compagnie assure 4 vols hebdomadaires vers Quito et 6 vers Guayaquil).

    Pour rejoindre les Galapagos, la compagnie Avianca propose des vols depuis Quito et Guayaquil.

    Si vous souhaitez visiter la capitale de l'Équateur, ou découvrir ses environs, notamment le volcan Cotopaxi ou tester toutes les curiosités liées à la latitude 0°00'00, l'un des meilleurs hôtels de Quito, situé dans le quartier des affaires, est le GO Quito Hotel ; outre les services traditionnels qu'on peut attendre d'un hôtel*****, on soulignera aussi la qualité de son restaurant panoramique.

    Le lobby du GO Quito Hotel*****.
    Le lobby du GO Quito Hotel*****. ©Jean Bernard
    On mange aussi avec les yeux au Go Quito Hotel. C'est le cas également sur le bateau.
    On mange aussi avec les yeux au Go Quito Hotel. C'est le cas également sur le bateau. ©Jean Bernard

    On ne remerciera jamais assez GO Galapagos de nous avoir permis de découvrir un pays et un archipel exceptionnels. Cette compagnie, fondée en 1983, dispose, outre de l'hôtel mentionné ci-dessus, de trois bateaux, à savoir le Galapagos Legend, bateau de croisière pouvant accueillir 100 passagers, et deux méga-yachts, le Coral I (36 passagers) et le Coral II (20 passagers).

    Quant à la branche GO Ecuador, elle se fera un plaisir d'organiser votre séjour sur le continent.

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