Courrèges : le premier défilé événement de Drew Henry, entre couleurs pop et silhouettes déstructurées
Mode
Retour sur le baptême de feu du créateur.
30 septembre 2026

Que faut-il retenir du défilé Courrèges printemps-été 2027 ?
C’est au Palais de Tokyo, dans un décor composé de chaises dépareillées, comme dénichées chez les antiquaires, que Drew Henry a choisi de dévoiler son tout premier défilé pour Courrèges. Le designer, qui a notamment fait ses armes aux côtés de Phoebe Philo, a été nommé à la tête de la maison en mars 2026, succédant à Nicolas Di Felice, qui, en seulement cinq ans, avait réussi le tour de force de redynamiser la marque.
Neo-60’s
Si le créateur belge s’était concentré, durant son mandat, sur l’esthétique minimaliste du Space Age de la fin des années 1960, à travers des pièces graphiques et une réinterprétation des vestes et minijupes en vinyle signatures du fondateur, Drew Henry choisit, lui, de puiser plus largement dans les archives. Pour ce premier chapitre, il s’attarde sur d’autres fondamentaux de la maison, en remontant jusqu’au début de la décennie : une période plus libre, plus colorée et plus expérimentale.

Courrèges printemps-été 2027

Courrèges printemps-été 2027
Le défilé s’ouvre sur un manteau sans manches, porté nonchalamment, couleur crème, dont la ceinture retombe librement depuis les passants. Le blanc, utilisé comme à l’époque, vient accentuer l’esthétique pop de la silhouette. Lui succède une version raccourcie bleu marine, toujours frappée du logo Courrèges. Pour son baptême de feu, le créateur a d’ailleurs choisi de faire revivre l’emblème historique de la maison datant de 1967, comme un hommage à son fondateur.
Le vinyle, le PVC, mais aussi la maille, évidemment incontournables chez Courrèges, sont eux aussi revisités à sa manière. Les pantalons en vinyle se construisent désormais par empiècements, tandis que Drew Henry joue avec les formes et les volumes, à l’image de ces bandes de tissu qui virevoltent au gré des mouvements, qui composent un top ou une jupe. Quelques chapeaux aux formes singulières s’imposent également, comme pour rappeler qu’en 2026, Courrèges peut encore cultiver cette même énergie décalée qui avait fait sa réputation dans les années 1960.

Courrèges printemps-été 2027

Courrèges printemps-été 2027

Courrèges printemps-été 2027
Très vite, les couleurs acidulées et fluorescentes font leur apparition. Un orange éclatant habille un pantalon à pinces, avec un top blanc, une robe trapèze vert amande est portée par un mannequin homme, tandis qu’un tailleur-jupe vert vif nous fait penser aux silhouettes arborées par Jackie Kennedy dans les années 1960.

Courrèges printemps-été 2027

Courrèges printemps-été 2027
Moins graphique et minimaliste, davantage fondée sur le jeu des superpositions, des volumes et des couleurs, cette première collection dessine ainsi la vision de Drew Henry pour Courrèges : une relecture libre et éclectique de ses archives.
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