Congé, retard, télétravail… Ce que vous pouvez vraiment demander à votre patron pour la rentrée scolaire
La rentrée scolaire, c’est ce lundi 24 août en Fédération Wallonie-Bruxelles. Et pour de nombreux parents, une question se pose : comment accompagner son enfant à l’école quand on est censé être au travail ? UCM et Partena Professional rappellent les règles. Congé, retard, télétravail, enfant malade… Voici les réponses aux questions que vous vous posez.
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Puis-je arriver plus tard au travail pour accompagner mon enfant à l’école ?
Pas sans l’accord de votre employeur. La rentrée scolaire ne donne droit à aucun congé spécifique et ne permet pas non plus d’arriver plus tard de sa propre initiative. Le « petit chômage », prévu notamment pour certains événements familiaux, ne s’applique pas.
Une exception pratique existe pour les travailleurs soumis à des horaires flottants : ils peuvent choisir leur heure de début dans les limites prévues par leur règlement de travail. Pour les autres, il faut demander l’autorisation du patron.
« Le droit fixe un cadre, mais il laisse une place au bon sens », souligne Frédéric Mignolet, directeur général d’UCM. En prévenant suffisamment tôt, une solution peut souvent être trouvée, à condition de ne pas désorganiser l’entreprise.
Quelles solutions puis-je négocier avec mon employeur ?
Plusieurs possibilités existent : commencer plus tard, prendre quelques heures de congé ou de repos compensatoire, récupérer les heures ultérieurement ou éventuellement télétravailler. Mais l’employeur peut refuser, notamment si votre présence est indispensable au fonctionnement de l’équipe.
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Le maître-mot est donc l’anticipation. « La rentrée scolaire est parfaitement prévisible. Les travailleurs ont donc tout intérêt à formuler leur demande en temps utile », insiste Katty Kerkhofs, Legal Expert chez Partena Professional.
Mon patron a été flexible l’année dernière : puis-je réclamer la même chose cette année ?
Pas automatiquement. Une autorisation exceptionnelle accordée lors d’une précédente rentrée ne crée pas un droit acquis. Il faut donc refaire une demande cette année, sauf si un accord, une CCT, le règlement de travail ou une politique interne prévoit explicitement un aménagement sur une période plus longue.
En clair, pour éviter le stress lundi matin, mieux vaut en parler avant avec son employeur. Sur ce point, UCM et Partena Professional se rejoignent : la loi n’accorde pas de passe-droit pour la rentrée, mais le dialogue et l’anticipation permettent souvent de trouver une solution.
Mon enfant tombe malade à la dernière minute : puis-je rester à la maison ?
Oui, sous certaines conditions. Si la maladie est imprévue et nécessite l’intervention urgente du parent, celui-ci peut recourir au congé pour raisons impérieuses. Il faut avertir son employeur au préalable ou, si ce n’est pas possible, le plus rapidement possible.
Ce congé est limité à 10 jours de travail par année civile, avec une adaptation pour les travailleurs à temps partiel. Attention : il est en principe non rémunéré, sauf si un accord individuel ou collectif prévoit le contraire.
Et si l’école ferme soudainement ?
Une fermeture réellement inattendue peut également constituer une raison impérieuse. Partena cite notamment une fermeture liée à de fortes chaleurs ou à la maladie imprévue d’un enseignant. Si la fermeture était annoncée à l’avance, il est en revanche plus difficile d’invoquer ce congé.
Puis-je télétravailler pour garder mon enfant ?
Cela peut être une solution ponctuelle, mais télétravailler ne signifie pas garder ses enfants. En cas de force majeure ou pour des raisons personnelles, un travailleur dont la fonction le permet peut demander du télétravail occasionnel. L’employeur peut le refuser, mais doit alors communiquer ses motifs par écrit dans les plus brefs délais.
Et les obligations restent identiques : même nombre d’heures et même charge de travail. « Le télétravail peut faciliter la combinaison entre vie professionnelle et vie privée, mais il reste du temps de travail », rappelle Katty Kerkhofs.
Puis-je décider de télétravailler chaque mercredi pour m’occuper des enfants ?
Non. Un télétravail régulier relève du télétravail structurel. Il doit faire l’objet d’un accord écrit précisant notamment les jours concernés et les conditions applicables. L’employeur n’est pas obligé de l’accepter.
Pour des besoins de garde récurrents, Partena évoque plutôt d’autres pistes, comme le congé parental ou le crédit-temps.