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  • 2026-07-31 06:10:34 +0000 UTC

    Jul 31, 2026

    Comment Tomorrowland veut faire de la Flandre la «Silicon Valley» de l’innovation tech dans l’entertainment

    De l’autre côté de la route où se déroule Tomorrowland, c’est une partie du futur des technologies destinées à en mettre plein les yeux des festivaliers qui se construit. En effet, We Are One World, l’entreprise qui gère Tomorrowland, a inauguré l’an passé le Lab of Tomorrow, son hub d’innovation dédié à l’«Entertainment Tech». Autrement dit, l’idée est de faire de cette nouvelle structure l’épicentre d’un écosystème mondial qui concentre les meilleures startups développant des technologies autour du son, des lumières et de tous les éléments qui contribuent à faire la magie de Tomorrowland.

    Il y a un an, le Lab of Tomorrow effectuait timidement ses tous premiers pas. Mais déjà, le potentiel du lieu sautait aux yeux. Maddyness avait d’ailleurs pu le visiter et ce «Station F» miniature à Boom (Flandre), entre Anvers et Bruxelles, a clairement des atouts avec ses 3 000 mètres carrés de bureaux, de salles de réunion, de phonebox et de studios pour réunir au même endroit startups, scaleups, investisseurs, universitaires, artistes et tous les acteurs qui souhaitent innover dans l’industrie de l’«Entertainment Tech». Mais encore faut-il remplir et faire vivre ce nouveau lieu dédié à l’innovation au cœur de la Belgique.

    Joris Himpens à la tête du Lab of Tomorrow

    Natalie Welleman, Community Manager du Lab of Tomorrow, a planté les bases lors des premiers mois d’existence de la structure. Déjà, l’idée d’accueillir des startups et d’avoir un rayonnement international était présente. Et c’est avec l’arrivée de Joris Himpens au poste de General Manager du Lab of Tomorrow que les choses s’accélèrent depuis le début de l’année 2026.

    S’il connaît évidemment Tomorrowland depuis longtemps, Joris Himpens n’était pas jusque-là dans le monde de la musique et des festivals. En effet, il travaillait dans le conseil chez Deloitte. «Parfois, il peut être tentant de rester là où on est, mais le Lab of Tomorrow était vraiment une opportunité unique. C’est évidemment une grosse responsabilité de faire grandir ce hub d’innovation mais c’est vraiment cool», lâche le dirigeant avec le sourire sur le rooftop du Lab of Tomorrow qui accueille des afterworks et d’autres événements quand la météo belge ne se montre pas capricieuse.

    Sa première mission est avant tout d’améliorer la visibilité du Lab of Tomorrow en Belgique et à l’international. «Au début, la compréhension du Lab par le marché était un peu compliquée, mais il y a déjà une grosse différence depuis janvier. Concernant l’activité de nos studios, c’est un peu mitigé pour l’instant. On peut faire mieux sur ce segment. Pour l’instant, on facilite le travail des entreprises qui passent par nos murs. Le prochain objectif est d’avoir un programme d’accélération», explique Joris Himpens. Avant d’ajouter : «Quand on entre dans le Lab, je veux que les gens se disent : ‘whaou, il se passe quelque chose ici !’» Le Lab of Tomorrow accueille déjà plusieurs startups, à l’image de KB Lighting (solutions d'éclairage LED professionnelles pour applications industrielles et commerciales), Modemux (gestion d'artistes et de tournées) ou encore Auro-3D (format audio immersif).

    «Peut-être qu’il y aura un jour un Lab of Tomorrow à Barcelone»

    Pour améliorer la force de frappe du Lab of Tomorrow, le patron de la structure veut notamment multiplier les partenariats à l’international. «Pour l’instant, on explore des collaborations européennes, notamment au Pays de Galles et en Catalogne où il y a des acteurs intéressants. Il y a aussi l’Italie et les Pays-Bas où ils ont des grosses entreprises matures dans notre secteur. Et celles-ci sont intéressées par le Lab of Tomorrow pour s’étendre», se réjouit Joris Himpens. Face à cette appétence naissante à l’égard du hub d’innovation de Tomorrowland, la structure pourrait-elle se dupliquer dans d’autres pays ? «Peut-être qu’il y aura un jour un Lab of Tomorrow à Barcelone», sourit le General Manager.

    Le hub d’innovation de Tomorrowland pourrait aussi être tenté de capitaliser sur la montée en puissance de Love Tomorrow, la branche du festival belge dédiée aux initiatives à impact. Celle-ci organise d’ailleurs le Love Tomorrow Summit, une conférence tech et impact qui se déroule sur le site de Tomorrowland à la veille du deuxième week-end du festival belge. «Peut-être qu’on pourrait combiner Love of Tomorrow et Lab of Tomorrow. En tout cas, il y a plus de synergies à creuser ensemble, c’est certain», estime Joris Himpens.

    «Tomorrowland est idéal pour tester des innovations»

    Bien évidemment, il compte aussi s’appuyer sur le festival en lui-même, qui fait office de laboratoire à ciel ouvert, pour permettre aux startups du Lab of Tomorrow de tester leurs solutions en conditions réelles. «Tomorrowland est comme une ville. Il y a tout ce qu’il faut pour tester des innovations en sécurité à l’échelle. C’est vraiment idéal et juste de l’autre côté de la route en plus», observe Joris Himpens, dont la scène favorite du festival n’est autre que Core qui se trouve dans la forêt. «A la nuit tombée, c’est assez magique !»

    Plus de six mois après son arrivée, ce dernier est en tout cas confiant pour que le Lab of Tomorrow devienne une référence mondiale en matière d’«Entertainment Tech» et ainsi contribue à faire de la Flandre la «Silicon Valley» de l’innovation tech dans ce secteur. «Le Lab of Tomorrow est la première étape pour créer une ET Valley», conclut-il. Et dans cette dernière, Boom a ainsi vocation à devenir un petit San Francisco. Plus de 20 ans après la création de Tomorrowland, la petite ville belge a définitivement changé de dimension.

    2026-07-31 06:10:34 +0000 UTC