Colère en Italie: Arrestation mortelle d'un Marocain à Bologne
Publié21. juillet 2026, 14:18
Scandale en ItalieColère après la mort d’un Marocain lors d'une arrestation brutale
L'arrestation violente d'un homme ayant conduit à sa mort à Bologne suscite une vague d'indignation en Italie depuis dimanche. La Première ministre s'est exprimée.

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a appelé mardi à rechercher «la vérité jusqu’au bout» après la mort dimanche à Bologne (nord) d’un Marocain plaqué au sol lors d’une arrestation, un drame qui a provoqué colère et indignation.
«Il est impératif que les éventuelles responsabilités soient établies avec la plus grande rigueur concernant le décès d’Abderrahim Fakir. La vérité doit être recherchée jusqu’au bout, sans préjugés ni complaisance pour quiconque», a écrit la Première ministre d’extrême droite sur X.
Une enquête a été ouverte lundi après la mort de cet homme de 42 ans arrivé en Italie à l’âge de cinq ans, décédé après avoir subi un plaquage ventral plusieurs minutes durant. «À l’aide, à l’aide!», lance à plusieurs reprises Abderrahim Fakir sur des images prises par un riverain, tandis que deux policiers l’immobilisent au sol sous le regard de plusieurs secouristes.
La victime, gémissante, apparaît ensuite inerte, visage contre l’asphalte, pendant que les policiers lui lient pieds et poings. L’un d’eux finit par lui taper sur l’épaule pour vérifier si elle est toujours consciente. Les deux policiers et quatre secouristes présents au moment de l’arrestation sont visés par l’enquête ouverte par le procureur de Bologne, qui a ordonné une autopsie et doit analyser les images des deux caméras d’intervention des policiers.
La police a indiqué être intervenue après que des riverains eurent signalé un homme en proie «à une violente colère». Une manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes lundi soir dans le centre de Bologne, selon des images de médias locaux. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre, faisant au moins onze blessés, selon ces mêmes médias.
Le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a appelé à attendre les conclusions de l’enquête, affirmant au quotidien «Il Messaggero» que «personne n’est au-dessus des lois».
(les/yb)

L’Agence France‑Presse (AFP) est une agence mondiale d’information. C'est l'une des sources d’information internationale que 20 minutes utilise.
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