Club Med au Barcarès : "Ce sera un accélérateur fantastique pour le tourisme local et régional"
Pas moins de dix acteurs publics et privés – dont l’État, la Région, le Département, Perpignan Métropole, la Banque des Territoires – ont signé ce mercredi 22 juillet 2026 un protocole d’intention pour l’implantation du Club Med au Barcarès. Une unité décisive pour un projet dont l’ouverture est espérée en 2030.
Une partition jouée à l’unisson. Voir – et surtout entendre – autant d’acteurs publics et privés assis autour d’une même table, pour pousser derrière un même projet, est rare en terres catalanes. Et prouve, sans conteste, tout l’enjeu de l’implantation du Club Med au Barcarès.
Car, dans l’un des départements les plus pauvres de France, l’arrivée de cette grande marque du tourisme signerait 450 emplois directs, 500 indirects et 2 000 nécessaires pour la seule construction du site. Une fondation pharaonique pour un village vacances phare, déjà implanté dans 70 pays, qui vise l’accueil d’une clientèle française, européenne et internationale.
Ce mercredi, en préfecture à Perpignan, côte à côte dans une salle presque trop étroite, pas moins de dix acteurs ont signé un protocole "qui montre l’alignement de l’ensemble des parties pour mener à bien ce projet, résumait le PDG du Club Med, Stéphane Maquaire. Autour de la table tout le monde a prouvé sa volonté d’avoir un Club Med qui ouvre le plus rapidement possible sur ce site, sur ce département, dans cette région."
Parmi eux, Antoine Saintoyant, directeur national de la Banque des Territoires, qui va financer le projet à hauteur de "24 millions d’euros. Mais aussi en incarnant un rôle d’ingénierie, d’assembleur et d’agrégateur des dynamiques territoriales entre le public et le privé".
"Accueillir le Club Med, c’est un atout majeur"
Un protocole d’intention également paraphé par les présidentes de Région, Carole Delga et du Département, Hermeline Malherbe. "Accueillir le Club Med, c’est un atout majeur pour la reconnaissance de la beauté, de la puissance du territoire catalan", estime la première citée, impliquée dans le projet depuis trois ans. La seconde saluant la "belle valeur ajoutée d’une friche transformée en emploi sans avoir à artificialiser".
Un argument auquel est aussi sensible le premier vice-président de Perpignan Méditerranée Métropole, Stéphane Loda. Pour qui, plus largement, ce projet "nous donne de l’espoir en l’avenir car cela signifie qu’on va être en capacité de se réimplanter, de reprendre des espaces qui sont en friche ou disponibles pour pouvoir continuer à porter des projets économiques d’ampleur comme celui-ci".
Particulièrement ému, le maire du Barcarès Alain Ferrand savoure "l’aboutissement d’une vision engagée dès 2018. C’est une conviction qui se transforme en projet, et j’espère un projet en réalité".
"Nous utiliserons la méthode Notre-Dame-de-Paris"
Porte-parole du monde économique, le président de la Chambre de commerce et d’industrie, Laurent Gauze, souligne. "La venue du Club Med sera un accélérateur fantastique pour dynamiser l’ensemble du travail qui avait déjà été opéré par les professionnels locaux du tourisme", estime-t-il.
Fondateur du groupe Cardinal, promoteur du site, Jean-Christophe Larose félicite, lui, l’avenir vertueux qui s’ouvre pour les anciennes Portes du Roussillon. "Nous allons désartificialiser presque 30 % de la surface existante. Et nous estimons une économie d’énergie de 50 %."
Ce Club Med déployé sur 14 hectares, créera 450 emplois, dont des saisonniers. Leurs futurs logements sont déjà pensés aujourd’hui. C’est le rôle de Promologis, présidé par Philippe Wallaert, filiale du groupe Action logement. "Notre mission sera de loger les 300 saisonniers, peut-être plus, qui seront sur le site et leur proposer des solutions adaptées".
Mais pour ce faire, le Club Med devra gravir l’Everest administratif, dont le dénivelé devrait être amoindri par Pierre Regnault de la Mothe. Le préfet s’y est engagé : "Les services de l’État sont chargés de délivrer les autorisations administratives du projet, mon engagement c’est de le faire de façon accélérée et simplifiée. Nous utiliserons la méthode Notre-Dame-de-Paris".