Cinéma : trois films pour célébrer le retour à l’école | ICI Télé | Radio-Canada
Les films peuvent nous aider à tout : même à aimer la rentrée!
Bien sûr, la rentrée sonne la fin des vacances. Mais le retour à l’école peut aussi être beau, excitant, voire émouvant! La preuve en trois films choisis pour vous, à découvrir sur ICI Tou.tv Extra.

Ru, de Charles-Olivier MichaudPhoto : Drowster
Ru, de Charles-Olivier Michaud : l’école comme outil d’intégration
L’histoire est connue : comment la guerre du Vietnam a forcé l’exil de milliers de familles, parmi lesquelles celle de la future écrivaine Kim Thúy qui, en 2009, racontera cette expérience de déracinement et d’enrichissement dans Ru, prix du Gouverneur général, publié partout dans le monde.
Recadrant le récit autour de Tinh, petite fille observant en silence cette nouvelle vie québécoise, Charles-Olivier Michaud relève, en compagnie du scénariste Jacques Davidts, le défi d’une adaptation attendue et signe un film sensible et personnel en forme de fable sur l’accueil et l’intégration, au son du P’tit bonheur, de Félix Leclerc.

Monsieur Lazhar, de Philippe FalardeauPhoto : Les films Séville
Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau : l’école pour affronter le monde
Un immigrant algérien (joué avec une immense justesse par l'acteur et humoriste algérien Fellag) est engagé dans une école primaire pour remplacer une enseignante qui s’est donné la mort dans sa classe.
L’émotion est évidemment plus qu’au rendez-vous dans le film que Philippe Falardeau a tiré de la pièce d’Evelyne de la Chenelière. Mais elle ne prend jamais le pas sur la profondeur et la réflexion que les thèmes (l’enfance, l’exil, la culpabilité) de cette œuvre savent susciter. Un coup de maître, donc, qui a même abouti à une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger en 2012.

Pieds nus dans l'aube, de Francis LeclercPhoto : Les films Séville
Pieds nus dans l’aube, de Francis Leclerc : l’école comme lieu de bienveillance
Derrière sa joliesse, il y a quelque chose d’étonnant dans Pieds nus dans l’aube, quelque chose qui semble échapper à des années de cynisme ou de grisaille, sans jamais forcer la note, quelque chose de sincère et de senti qui transcende chaque plan. Bien sûr, on pourra mettre ceci sur le compte de la proximité totale de Francis Leclerc avec son sujet (le film est adapté du roman de son père, le grand Félix, ici joué par Justin Leyrolles-Bouchard, tandis que Roy Dupuis interprète le père de Félix, donc le grand-père de Francis).
Toutefois, il y a encore autre chose : de la bienveillance, de la vraie, de la pure, qui fait du bien.