Cinéma. « J’ai fondu en larmes » : quand Victor Belmondo a cru que son grand-père s’était fait tirer dessus
Bien sûr, il y a "À bout de souffle" ou "Un singe en hiver", la mise en scène de Godard, les mots d’Audiard, l’élégance, l’impertinence aussi. Bien sûr, il y a "Itinéraire d’un enfant gâté" et le dialogue de sourds avec Richard Anconina...
Entre ces deux époques, il y a une vie, il y a tout le reste, l’immense carrière de Jean-Paul Belmondo, et tant d’autres films encore, notamment ceux qui passaient le dimanche soir sur TF1. Quand l’un des comédiens préférés des Français était flic ou voyou, quand c’était peur sur la ville (terrifiant Minos...) et que, de cascade en cascade, il était le casse-cou. Quand il était toujours « le » quelque chose, "L’Animal", "L’Incorrigible", "Le Magnifique", "Le Marginal" ou "Le Guignolo", chez Philippe de Broca ou chez Georges Lautner.
Et bien sûr "Le Professionnel", sorti en 1981, avec la musique d’Ennio Morricone quand elle n’était pas encore celle de la publicité pour Royal Canin. À la fin du film, Bébel se fait tirer dessus. Une scène inoubliable, notamment pour son petit-fils, Victor Belmondo, comme il l’a raconté sur le plateau de l'émission C à vous : « J’étais trop jeune la première fois que j’ai vu cette scène. Je voyais mon grand-père mourir et je ne comprenais pas que c’était du cinéma, que ce n’était pas du sang mais du ketchup. J’ai fondu en larmes, je n’avais pas encore compris que mon grand-père était acteur et que c’était du faux ».
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« Mes plus grosses bêtises, c’est avec mon grand-père que je les ai faites »
Devenu lui aussi comédien, celui qui incarne Julien Sorel dans la mini-série « Le Rouge est le noir » sur France 2, garde heureusement de bien meilleurs souvenirs de Jean-Paul Belmondo. « Mes plus grosses bêtises, c’est avec mon grand-père que je les ai faites. Il adorait nous amuser. Mais je ne vous dirai pas ici ce qu’on a fait (sourire). »
Interrogé il y a quelques jours sur RTL, le jeune homme évoquait également ce papy qui « était solaire, drôle et généreux. Je n’ai jamais vu quelqu’un de diminué, il est resté flamboyant, même après son AVC, d’une flamboyance unique ». Quant au poids de s’appeler « Belmondo » et d’être comédien, « quand je pense à lui, je pense à mon papy, pas à l’acteur. Je ne sens pas forcément un poids, je pense que c’est un nom qui a laissé de la bienveillance et de l’amour. Quand on me parle de mon grand-père, c’est avec de la bienveillance et de l’amour. Ce n’est pas un poids, c’est de manière très positive ».