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  • 2026-08-11 18:34:27 +0000 UTC

    Aug 11, 2026

    Championnats d’Europe de natation : le relais 4x100 4 nages mixte en or, trois médailles au total pour les Bleus

    Les Bleus ont décroché leur premier titre. Grousset et Mahieu ont ajouté l’argent (50 m papillon) et le bronze (200 m dos).

    Au lendemain d’un relais 4x200 m nage libre en argent, l’équipe de France de natation a ajouté trois médailles à son total. Cette fois, les Bleus n’ont pas eu besoin de Léon Marchand. Le salut est passé par Maxime Grousset, argenté lui aussi sur le 50 m papillon, et Pauline Mahieu, bronzée sur le 200 m dos.

    Il a toutefois fallu attendre la dernière course de la journée, le relais 4x100 4 nages mixte, pour toucher à l’or et au premier titre tricolore, cette semaine, au Centre aquatique de Saint-Denis.

    Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel ont dominé les débats devant les Pays-Bas et la Russie. De quoi atténuer la déception de Grousset battu un peu plus tôt.
    Le Calédonien voulait aussi l’or sur le papillon. Mais sa blessure il y a deux mois (fracture d’un orteil) et le retour progressif dans les bassins des nageurs russes et biélorusses ont contrecarré ses plans. Jusqu’à sa chevauchée fantastique dans le relais. Parti septième, il était finalement premier en touchant le mur 100 m plus loin.

    Mahieu sans regret

    Pauline Mahieu, elle, ne voulait surtout pas avoir de regrets en sortant de l’eau. "Ce soir, je n’en ai pas", a savouré la championne de Canet 66 expatriée depuis quelques mois au Canada.
    Pas de bonnes surprises en revanche sur le 100 m nage libre dames. Pour Marie Wattel et Béryl Gastaldello, sociétaires toutes les deux du club de Montpellier (3MUC), l’adversité, néerlandaise notamment, était trop forte. Elles terminent 6e et 8e.

    La sensation Muratory

    Hors finale, la performance de la journée est à mettre au crédit de Nathan Muratory. Le gamin de Canet 66, qui s’entraîne toute l’année à Font-Romeu, a tout simplement signé le record du monde junior et le meilleur temps des séries du 200 m dos (1’54” 87), devant son compatriote Mewen Tomac (1’55” 14) et le champion olympique Hubert Kos (1’55” 37).
    Pour situer le niveau, ce temps lui aurait quasiment valu la médaille de bronze (1’54” 85) ou d’argent (1’54” 82) lors des Jeux Olympiques de Paris, en 2024.

    "C’était l’objectif. Je savais que ça allait être dur, mais j’ai tout donné, j’y ai cru. Ça l’a fait, c’est incroyable de vivre ça ici, à Paris, c’est trop cool", a expliqué le gamin en donnant rendez-vous à tout le monde un peu plus tard dans la journée pour les demi-finales. Des demies sans Yohann Ndoye-Brouard, champion d’Europe 2022, condamné sur l’autel de la concurrence tricolore.

    Malheureusement pour le jeune homme, il a cette fois fait son âge et regarder les meilleurs s’envoler sans lui. Il n’y aura aucun Français en finale du 200 m ce mercredi. Ce n’était pas vraiment prévu. "Je suis un peu dégoûté de passer si près (premier éliminé). Après la course du matin, je savais que ce serait dur. Je veux quand même retenir le positif. J’ai pris beaucoup d’expérience au contact de l’équipe de France A… Maintenant, on va bien récupérer et passé à la suite." À savoir le 100 m dos samedi.

    2026-08-11 18:34:27 +0000 UTC