"Cette mesure fait suite à des constats répétés de troubles à l'ordre public, portant atteinte à la sécurité et à la tranquillité" : pourquoi la préfecture a décidé de faire fermer ces deux clubs de plage de l'Aude pendant sept jours
La préfecture de l'Aude a détaillé ce jeudi 6 août les raisons de la fermeture pour sept jours des deux clubs de plage de Leucate : Biquet Plage et Playa Amor.
Vingt-quatre heures après avoir prononcé une sanction administrative à l'encontre de Biquet Plage et Playa Amor, deux clubs de plage situés à Leucate à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, la préfecture de l'Aude a pris la parole ce jeudi 6 août.
Les services de l'État justifient cette décision - qui avait été prise l'an dernier à la même époque pour Biquet Plage - du fait "des constats répétés de troubles à l’ordre public, portant atteinte à la
sécurité et à la tranquillité. En effet, à de multiples reprises au cours de la saison, les gendarmes
ont dû intervenir sur les lieux pour des faits de violences, de consommation d’alcool, de rixes,
de tapage, de stationnement", détaille la préfecture.
Ainsi, ces deux établissements seront fermés sept jours et pourraient rouvrir que le mercredi 12 août.
La décision a été motivée par les nuisances récurrentes, qui mobilisent régulièrement les forces de l'ordre
Alors que le syndicat patronal Umih a critiqué cette sanction, les représentants de l'État dans l'Aude ajoutent que "cette fermeture intervient au terme d'une procédure contradictoire durant laquelle les
exploitants ont pu faire valoir leurs observations et leurs arguments. Nonobstant d'autres problématiques relatives à l’urbanisme, la décision a été motivée par les nuisances récurrentes, qui mobilisent régulièrement les forces de l'ordre. Pour l’un de ces établissements, cette situation fait d’ailleurs suite à des manquements similaires ayant déjà entraîné une fermeture administrative en 2025".
Par ailleurs, le préfet de l'Aude, Alain Bucquet, rappelle que "la sécurité et le respect de chacun sont une priorité absolue. Face à ces nuisances, les services de l'État maintiendront une surveillance continue". Et cela avant de lancer un avertissement aux gérants de ces établissements : "ce type de mesure réglementaire peut aller jusqu’à deux mois en cas de persistance des manquements".